109
Figure 7.2: Modèle de submersion généré à partir de l’extension ArcScene du logiciel ArcGis
à partir d’un MNT.
En observant le cas (1), qui présente un modèle de submersion pour un niveau marin de
+10m nous pouvons déduire qu’il y à une transgression de la mer sur la partie littoral et la
disparition des ilots. On peut supposer que cette submersion est accentuée par l’érosion
général des côtes sableuses, et de par la faible altitude de la côte, permettent une pénétration
plus étendue de la mer sur les terres.
La diminution de la quantité de sédiments disponible, lente élévation du niveau de la mer,
accroissement possible du pouvoir destructeur des vagues, autant de causes qui, agissant
ensemble, placent les plages dans une situation précaire. Celle-ci ouvre la voie à une
récession, souvent accélérée par les effets, perturbateurs d’équilibre, de l’emprise humaine sur
les rivages meubles (Paskoff, 1998).
Nous remarquons que l’inondation des terres un peu plus en retrait de la côte est dû à la crue
des oueds et lacs comme le lac Réghaia, avec la formation de langues d’eau de submersion
qui dépassent la bande littorale par la connexion des oueds avec la mer, comme l’oued
Réghaia qui lié au lac Réghaia dans la partie intérieur terrestre.
L’aggravation de l’érosion des plages est l’une des conséquences que l’on peut craindre de
l’élévation à venir du niveau marin. En effet, la force d’impact des vagues ne peut que
s’intensifier avec l’augmentation des profondeurs littorales, et ce faisant, des quantités plus
grandes de sédiments seront arrachées aux plages (Paskoff & Clus-Auby, 2007).
Précédent

Etude d’impact des brise lames de la commune d’Ain Taya sur les points: érosion/accumulation et qualité des eaux de baignade - 124/148

Suivant