Chapitre1 : Généralités
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À la fin de la transgression postglaciaire, lorsque le niveau de la mer s’est fixé, à peu de chose
près, sur sa position d’aujourd’hui. L’époque était alors caractérisée par une grande
disponibilité en sédiment sur les littoraux. En effet, lors de sa remontée la mer a balayé et
entraîné avec elle des sédiments détritiques, d’origines diverses, qui s’étaient accumulés sur
les plates-formes continentales alors que celles-ci étaient émergées. Quand son niveau s’est
stabilisé, sables et galets se sont entassés sur des rivages. D’amples plages se sont formées et,
éventuellement, des champs de dunes étendus se sont constitués en arrière d’elles.
Cette période d’abondance a duré jusqu’à ce que l’accumulation des sédiments soit telle que
l’absorption de l’énergie des vagues soit maximale et que le déplacement des matériaux soit
minimal.
Dès lors, les seuls apports frais se sont limités aux produits de l’érosion marine sur les falaises
et à la charge solide des cours d’eau livrée à la mer. À cette raison naturelle de restriction de
l’alimentation des plages s’est ajoutée, à l’époque contemporaine, une cause humaine qui a
encore aggravé la situation de pénurie en diminuant, parfois drastiquement, l’apport des cours
d’eau.
Au cours du XX-ème siècle, un peu partout dans le monde, fleuves et rivières ont fait l’objet
de travaux de régularisation. On a en particulier, à diverses fins, multiplié les barrages, qui
sont d’efficaces pièges pour les sédiments grossiers, les sables et les galets qui, justement,
contribuent à l’alimentation des plages.
Il convient de signaler que les sédiments fins, limons et argiles transportés en suspension,
échappent à la rétention lors des déversements en temps de crue ou à l’occasion des
dévasements périodiques. Aussi, à la différence des plages, les marais maritimes ne
connaissent-ils pas en général de crise érosive, d’autant plus que les défrichements pour les
mises en culture ont favorisé le décapage des sols par le ruissellement, donc accru la charge
en vases des cours d’eau.
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À la fin de la transgression postglaciaire, lorsque le niveau de la mer s’est fixé, à peu de chose
près, sur sa position d’aujourd’hui. L’époque était alors caractérisée par une grande
disponibilité en sédiment sur les littoraux. En effet, lors de sa remontée la mer a balayé et
entraîné avec elle des sédiments détritiques, d’origines diverses, qui s’étaient accumulés sur
les plates-formes continentales alors que celles-ci étaient émergées. Quand son niveau s’est
stabilisé, sables et galets se sont entassés sur des rivages. D’amples plages se sont formées et,
éventuellement, des champs de dunes étendus se sont constitués en arrière d’elles.
Cette période d’abondance a duré jusqu’à ce que l’accumulation des sédiments soit telle que
l’absorption de l’énergie des vagues soit maximale et que le déplacement des matériaux soit
minimal.
Dès lors, les seuls apports frais se sont limités aux produits de l’érosion marine sur les falaises
et à la charge solide des cours d’eau livrée à la mer. À cette raison naturelle de restriction de
l’alimentation des plages s’est ajoutée, à l’époque contemporaine, une cause humaine qui a
encore aggravé la situation de pénurie en diminuant, parfois drastiquement, l’apport des cours
d’eau.
Au cours du XX-ème siècle, un peu partout dans le monde, fleuves et rivières ont fait l’objet
de travaux de régularisation. On a en particulier, à diverses fins, multiplié les barrages, qui
sont d’efficaces pièges pour les sédiments grossiers, les sables et les galets qui, justement,
contribuent à l’alimentation des plages.
Il convient de signaler que les sédiments fins, limons et argiles transportés en suspension,
échappent à la rétention lors des déversements en temps de crue ou à l’occasion des
dévasements périodiques. Aussi, à la différence des plages, les marais maritimes ne
connaissent-ils pas en général de crise érosive, d’autant plus que les défrichements pour les
mises en culture ont favorisé le décapage des sols par le ruissellement, donc accru la charge
en vases des cours d’eau.
