Chapitre I : Généralités
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Chapitre I : Généralités
1.1 Introduction
Dans ce chapitre, nous présentons la problématique du réchauffement des eaux marines et ses
conséquences, en particulier, l’augmentation du niveau de la mer. Nous abordons également les
outils technologiques qui permettent d’estimer qualitativement et quantitativement cette
augmentation.
1.2 Littoral algérien
La notion de "littoral" au sens général fait référence à l'interface de contact entre la terre et la mer.
Sa définition exacte est difficile à cerner, compte tenu des différents concepts qui lui sont attribués
(géographie, reliefs, océans, biologie, systèmes juridiques en vigueur) (Otmani, 2020).
Les littoraux sont des espaces particulièrement vulnérables du fait de leur mobilité permanente, de
la diversité des écosystèmes qu'ils abritent et des transformations qu'ils subissent. La côte
algérienne est traditionnellement divisée en trois zones côtières : orientale, centrale et occidentale
(Ghodbani & Bougherira, 2019). Elle s'étend de l'écorégion méditerranéenne la plus occidentale
(mer d'Alboran) au centre-sud de la Méditerranée. La variabilité géomorphologique naturelle de
la côte se superpose aux caractéristiques océanographiques à grande échelle pour déterminer la
composition et la structure du sous-sol supérieur (Bermejo et al., 2015).
Près de 45% de la population algérienne vit et travaille dans les wilayas côtières et le littoral abrite
les principales villes et zones industrielles algériennes (Grimes et al., 2010; Bahbah et al., 2020).
Le littoral algérien est très diversifié (falaises, plages, dunes et zones humides) et est largement en
proie à des problèmes d'érosion qui ne cessent de s'aggraver du fait des forces naturelles et
anthropiques qui s'exercent sur lui à différentes échelles. Ces restrictions entraînent un recul du
littoral, entraînant la disparition de certaines plages (Otmani, 2020).
Dans notre étude, nous nous intéressons aux eaux algériennes pour désigner les eaux du plateau
continental et du talus algérien.
1.3 Réchauffement des eaux à l’échelle de la Méditerranée
Plusieurs auteurs ont étudié les tendances de la SST (Sea surface temperature) dans le bassin
méditerranéen et ce, à plusieurs échelles temporaires. De 1985 à 2006, la tendance à l'ouest du
bassin était de 0,03 °C/an, et de 0,05 °C/an à l'est du bassin (Nykjaer, 2009). Des tendances
similaires ont été signalées par Skliris et al (2012), avec des taux de réchauffement annuels
moyens d'environ 0,037 °C/an dans le bassin méditerranéen, de 0,026 °C/an et de 0,042 °C/an dans
l'ensemble des sous-bassins ouest et est, respectivement. Mohamed et al (2019) a également
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Chapitre I : Généralités
1.1 Introduction
Dans ce chapitre, nous présentons la problématique du réchauffement des eaux marines et ses
conséquences, en particulier, l’augmentation du niveau de la mer. Nous abordons également les
outils technologiques qui permettent d’estimer qualitativement et quantitativement cette
augmentation.
1.2 Littoral algérien
La notion de "littoral" au sens général fait référence à l'interface de contact entre la terre et la mer.
Sa définition exacte est difficile à cerner, compte tenu des différents concepts qui lui sont attribués
(géographie, reliefs, océans, biologie, systèmes juridiques en vigueur) (Otmani, 2020).
Les littoraux sont des espaces particulièrement vulnérables du fait de leur mobilité permanente, de
la diversité des écosystèmes qu'ils abritent et des transformations qu'ils subissent. La côte
algérienne est traditionnellement divisée en trois zones côtières : orientale, centrale et occidentale
(Ghodbani & Bougherira, 2019). Elle s'étend de l'écorégion méditerranéenne la plus occidentale
(mer d'Alboran) au centre-sud de la Méditerranée. La variabilité géomorphologique naturelle de
la côte se superpose aux caractéristiques océanographiques à grande échelle pour déterminer la
composition et la structure du sous-sol supérieur (Bermejo et al., 2015).
Près de 45% de la population algérienne vit et travaille dans les wilayas côtières et le littoral abrite
les principales villes et zones industrielles algériennes (Grimes et al., 2010; Bahbah et al., 2020).
Le littoral algérien est très diversifié (falaises, plages, dunes et zones humides) et est largement en
proie à des problèmes d'érosion qui ne cessent de s'aggraver du fait des forces naturelles et
anthropiques qui s'exercent sur lui à différentes échelles. Ces restrictions entraînent un recul du
littoral, entraînant la disparition de certaines plages (Otmani, 2020).
Dans notre étude, nous nous intéressons aux eaux algériennes pour désigner les eaux du plateau
continental et du talus algérien.
1.3 Réchauffement des eaux à l’échelle de la Méditerranée
Plusieurs auteurs ont étudié les tendances de la SST (Sea surface temperature) dans le bassin
méditerranéen et ce, à plusieurs échelles temporaires. De 1985 à 2006, la tendance à l'ouest du
bassin était de 0,03 °C/an, et de 0,05 °C/an à l'est du bassin (Nykjaer, 2009). Des tendances
similaires ont été signalées par Skliris et al (2012), avec des taux de réchauffement annuels
moyens d'environ 0,037 °C/an dans le bassin méditerranéen, de 0,026 °C/an et de 0,042 °C/an dans
l'ensemble des sous-bassins ouest et est, respectivement. Mohamed et al (2019) a également
