Chapitre III : Résultats et discussion
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taux maximal de L. pneumophila admis dans les réseaux est de 10
3 UFC/L (Exner, Pleischl,
Grummt, & Engelhart, 2011).
De ce fait, les résultats obtenus se sont avérés très satisfaisants puisque les concentrations
initiales utilisées dans les expériences sont nettement plus élevées que les valeurs généralement
observées dans les réseaux d’eaux. En effet, dans une étude réalisée en Allemagne par Lück et
al (1999) les concentrations des légionelles dans les réseaux d’eau étaient comprises entre
10
3 et 10
5 UFC/L. Guesmi et Hennous (2021) ont enregistrés également un taux d’abattement
de 100 % en utilisant le traitement chitosane-SODIS.
Il est donc recommandé de recourir au procédé chitosane-SODIS pour le traitement des eaux
chargées étant donné qu'il a démontré son efficacité. Néanmoins, le Cs seul reste une alternative
pour le traitement de l'eau des tours de refroidissement pour les pays qui ne disposent pas d'un
ensoleillement important, sans avoir recours à la chaleur.
En ce qui concerne le traitement par billes de chitosane, le taux d'abattement enregistré est plus
faible (56,24%) par rapport aux autres traitements utilisés en raison de la faible quantité et la
petite taille des billes (0.4 cm), et à la charge très élevée en légionelles dans l’eau durant
l'expérience (112 × 10
7 UFC/L). Par ailleurs, ces résultats sont encourageants et le traitement
avec les billes de chitosane est très intéressant car elles engendrent moins de turbidité dans
l’eau à traiter que la poudre, ce qui permet une plus grande pénétration des rayons UV ; en
outre les billes peuvent être récupérées après traitement plus facilement et recyclées.
Igoud et al (2014) ont démontré l'efficacité du processus de désinfection des eaux par les UV
solaires et artificielles par rapport à celui de la chloration. Ainsi, les processus de désinfection
solaires des eaux sont des traitements appropriés pour améliorer leur qualité microbienne et
leur réutilisation
Igoud et al (2015), Moussaoui et Boumrar (2011) ont également démontré que la photolyse
avec un temps d'exposition de 8 h, a permis une désinfection complète de tous les agents
pathogènes à savoir les coliformes totaux, les coliformes fécaux, les streptocoques, les
staphylocoques et les levures du seuil de détection de l'analyse microbienne, à l'exception des
spores sulfito-réductrices.
Dans la présente étude, la durée d'exposition a été réduite à 5 h et les résultats obtenus se sont
révélés très satisfaisants, démontrant qu'une élimination totale de L. pneumophila est possible
à cette durée avec un rayonnement solaire compris entre 698 et 708 W/m². Ces résultats peuvent
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Valorisation biotechnologique des coproduits de crustacés: étude de l\'efficacité du traitement avec du chitosane de l\'irradiation UV dans l\'élimination de Légionella pneumophila - 78/104

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