Introduction
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Le milieu marin constitue la plus grande partie de la biosphère et contient les formes les plus
anciennes et variées de la vie. Plus de 226000 espèces de plantes et d’animaux ont été
répertoriées à ce jour. Ce milieu qui est un gisement de molécules nouvelles, englobe des
organismes avec immense potentiel de molécules originales d’intérêt biologique (Ocean life:
the marine Age of Discovery, 2021).
En 2018, la production mondiale de poissons provenant des pêches et de l’aquaculture, a été
estimée à 171 millions de tonnes (FAO, 2020). Une grande partie de ce tonnage fait l’objet soit
d’une transformation, soit d’une utilisation en alimentation humaine. La transformation des
têtes, des viscères, des nageoires, de peaux et d’arêtes est estimée à 50% du poids de la
production mondiale de poissons. Ces déchets sont considérés comme des coproduits dont il est
possible de les valoriser et d’extraire de nombreuses molécules d’une grande utilité pour la
nutrition animale et humaine, la cosmétologie et la santé ; on peut citer entre autres les
protéines, lipides, de la chitine, de l’astaxanthine, des micronutriments comme les vitamines A
et D, le calcium, le magnésium et le phosphore ( Biotecmar, 2008; Ifremer, 2010).
Quant aux algues, la production mondiale s’élève à près de 25 millions de tonnes en 2013 (FAO,
2014). Ces derniers, font aussi l’objet de valorisation, utilisées sous différentes formes,
notamment comme légumes ou transformées dans les produits cosmétiques, pharmaceutiques
ou mêmes comme compléments alimentaires pour l’homme (Riou, 2019).
La valorisation des coproduits de poissons et d’algues permettrait, en plus du respect de
l’environnement, de minimiser les problèmes de contamination, et de maximiser le profit des
entreprises. Elle consiste à les transformer de façon à ce qu’ils deviennent des matières
premières ou des matières intermédiaires pour la production d’autres produits pour un
développement durable.
C’est dans cette optique, que se situe notre étude, qui tente de répondre à la question :
Comment fabriquer à l’échelle artisanale, un savon à base naturelle et économiquement
rentable, en valorisant les produits de la mer ?
La prise de conscience croissante des consommateurs concernant les avantages des savons
naturels par rapport aux savons chimiques est croissante. L'évolution vers des modes de vie
respectueux de l'environnement ainsi que la situation sanitaire durant cette pandémie
(COVIDE-19), sont d’autant des facteurs qui encouragent la croissance du marché des produits
naturels notamment le savon.
D’ailleurs, toutes ces raisons sont à l’origine de cette motivation et la genèse de cette idée de
recherche exposée dans la présente étude.
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Valorisation des produits de la mer pour la fabrication de savon : Aspects techniques et économiques - 15/95

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