RESULTATS ET DISCUSSIONS
158
± 0.3 mm/j, un stade juvénile obtenu au bout de 10 jours de culture, une longueur totale des
métanauplii de 1.73 mm et des pré-adultes de 5.11 mm.
7. Reproduction
La présente étude a permis d'évaluer les principales caractéristiques de reproduction des
trois populations d’Artémia. L'analyse statistique des caractéristiques reproductives met
évidence une différenciation significative entre les différentes populations d'Artémia, non
seulement entre la souche parthénogénétique et les souches bisexuelles, mais aussi entre les
populations bisexuelles. La population de Timimoune adopte une meilleure stratégie reposée
sur deux points principaux, un effort temporel et un effort sexuel (production des
descendants), elle est plus performante, elle atteint la maturité tard et assure plus de
descendants pour une longue vie.
L’Artémia présente quelques caractéristiques reproductives très spécifiques qui
dépendent de son adaptation aux milieux extrêmes en lui affectant divers degrés de stabilité et
d’équilibre, et la nature de ces environnements a fait apparaître chez ce genre une capacité de
produire une descendance par oviparisme (cyste) et ovoviviparisme (nauplius), selon les
conditions de leur habitat. Dans la présente étude, nous avons noté deux types de reproduction
(ovipare et ovovivipare) pour les trois populations. Les femelles des populations de
Timimoune et d’El Melah ont été nettement ovipares malgré que les conditions du milieu sont
contrôlées durant toute la période de reproduction. Par contre les femelles de la population de
Béthioua ont été ovovivipares.
La fécondité des trois populations étudiées est plus importante par rapport à la population
d’Ez-Zemoul (13.5 ± 5.12 cystes/portée) étudiée par Amarouayache et al., (2007). Aussi, les
trois populations étudiées produisent plus de descendance (nombre total) et de descendance
par ponte avec une période post-reproductive plus longue et une période pré-reproductive
plus courte par rapport à la population du chott Marouane étudiée par Amarouayache & Kara
(2017). Cependant, les résultats de reproduction obtenus pour le nombre de ponte, l’intervalle
de temps entre pontes, la période reproductive et la durée de vie, sont proches aux résultats
d’Amarouayache & Kara (2017) pour la population du chott Marouane élevée à différentes
salinités : 40, 100 et 200 PSU (Figure 103).
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± 0.3 mm/j, un stade juvénile obtenu au bout de 10 jours de culture, une longueur totale des
métanauplii de 1.73 mm et des pré-adultes de 5.11 mm.
7. Reproduction
La présente étude a permis d'évaluer les principales caractéristiques de reproduction des
trois populations d’Artémia. L'analyse statistique des caractéristiques reproductives met
évidence une différenciation significative entre les différentes populations d'Artémia, non
seulement entre la souche parthénogénétique et les souches bisexuelles, mais aussi entre les
populations bisexuelles. La population de Timimoune adopte une meilleure stratégie reposée
sur deux points principaux, un effort temporel et un effort sexuel (production des
descendants), elle est plus performante, elle atteint la maturité tard et assure plus de
descendants pour une longue vie.
L’Artémia présente quelques caractéristiques reproductives très spécifiques qui
dépendent de son adaptation aux milieux extrêmes en lui affectant divers degrés de stabilité et
d’équilibre, et la nature de ces environnements a fait apparaître chez ce genre une capacité de
produire une descendance par oviparisme (cyste) et ovoviviparisme (nauplius), selon les
conditions de leur habitat. Dans la présente étude, nous avons noté deux types de reproduction
(ovipare et ovovivipare) pour les trois populations. Les femelles des populations de
Timimoune et d’El Melah ont été nettement ovipares malgré que les conditions du milieu sont
contrôlées durant toute la période de reproduction. Par contre les femelles de la population de
Béthioua ont été ovovivipares.
La fécondité des trois populations étudiées est plus importante par rapport à la population
d’Ez-Zemoul (13.5 ± 5.12 cystes/portée) étudiée par Amarouayache et al., (2007). Aussi, les
trois populations étudiées produisent plus de descendance (nombre total) et de descendance
par ponte avec une période post-reproductive plus longue et une période pré-reproductive
plus courte par rapport à la population du chott Marouane étudiée par Amarouayache & Kara
(2017). Cependant, les résultats de reproduction obtenus pour le nombre de ponte, l’intervalle
de temps entre pontes, la période reproductive et la durée de vie, sont proches aux résultats
d’Amarouayache & Kara (2017) pour la population du chott Marouane élevée à différentes
salinités : 40, 100 et 200 PSU (Figure 103).
