RESULTATS ET DISCUSSIONS
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Pour la population de Béthioua, Ghomari (2013) a noté un taux de survie de 35.6 ± 9,1%
pour la souche parthénogénétique diploïde et 29.9 ± 7,11% pour la souche parthénogénétique
tétraploïde élevée à une salinité de 80 PSU (Figure 102). Cependant, Ghomari (2013) a
signalé que le taux de survie des populations parthénogénétiques est plus élevé que le taux de
survie des populations d’Artemia salina qui habitent le même biotope (population
d’Ezzamoule ou de Relizane) ou qui sont soumise au même climat (population de Ben Friha
(Oran)).
Bennabi et al., (2015) ont travaillé sur l’Artemia salina de la sebkha de Béthioua et
d’Oued Djemaa (wilaya de Relizane) et ils ont noté des taux de mortalité de 100%,
80%, 100% et 100% respectivement à des salinités de 50 PSU, 75 PSU, 100 PSU et 200 PSU
après 25 jours d’élevage sans nourriture. Aussi, Amarouayache & Kara (2017) ont étudié le
taux de survie de l’Artemia salina du chott Marouane à différentes salinités (40 PSU, 100
PSU et 200 PSU). Ils ont noté un taux de survie de 10% après 29 jours d’élevage à une
salinité de 40 PSU, un taux de survie de 12.06 % après 29 jours de culture à une salinité de
100 PSU et un taux de survie de 22.22% après 33 jours d’élevage à une salinité de 200 PSU
(Amarouayache & Kara, 2017).
El-Bermawi et al., (2004) ont étudié l’effet de la salinité sur la survie, la croissance et la
morphométrie de quatre populations d'Artémia égyptiennes (une espèce bisexuelle de Wadi el
Natrun et trois espèces parthénogénétiques de Borg El-Arab, El-Max et le lac de Qarun), et ils
ont signalé que la population bisexuelle a un taux de survie maximal à 80 PSU.
Triantaphyllidis et al., (1995) ont rapporté que le taux de survie est affecté par la salinité
et ils ont enregistré des taux de mortalité élevés (plus de 80% après 23 jours de culture)
lorsque les nauplii sont directement transférés vers des salinités élevées (60 PSU, 100 PSU,
140 PSU et surtout 180 PSU). Il est à noter qu’au cours de l’élevage, la salinité a été
progressivement augmentée, cela peut conduire à une bonne adaptation de ces populations au
milieu d’élevage. Ben Naceur et al., (2008) ont rapporté que les populations d'Artémia
bisexuelles s'adaptent bien lorsque la salinité augmente progressivement.
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