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Conclusion
Durant la collecte d’information à Beni-Saf, le diagnostic fait par les pêcheurs était que la ressource
diminuait fortement et que les salaires des marins ainsi que la rentabilité des navires
s’affaiblissaient d’année en année lorsque ça n’était pas pire.
En traitant et en analysant les données de l’administration des pêches, on a observé que les
productions réalisées par les senneurs locaux étaient très élevées avec des CPUE dix fois plus
importantes (x10) comparativement à celles réalisées dans les ports du centre du pays comme
Zemmouri (Nouali et Zaoui, 2020) et cela malgré une flottille plus faible et plus âgée. En comparant
les productions réalisées par les senneurs à celles des chalutiers locaux, on observe que les premiers
ont débarqué plus de soixante fois plus (x60) de produits que les seconds en 2017 et plus de quatrevingt fois plus (x80) en 2018.
Il est important de noter qu’en 2018 les chalutiers se sont fortement réorientés vers la capture des
petits pélagiques mais sans rentrer en compétition avec les senneurs par rapport aux espèces et donc
aux zones de pêche. En effet, l’espèce dominante est la saurel pour les chalutiers et la sardine pour
les senneurs.
Au contraire de la majeure partie des ports de pêche nationaux (kacher com-pers, 2013) il n’y a pas
de saison de de pêche bien définie pour les flottilles de senneurs et chalutiers du port de Beni-Saf.
En effet, la pêche se déroule tout au long de l’année et sans interruption, avec toutefois des pics de
productions durant la période estivale. De la même manière, le nombre de sorties réalisées par les
senneurs et les chalutiers de Beni-Saf est très différents de celui réalisés dans les autres ports de
pêche nationaux. S’il est en moyenne de 80 à 100 jours pour les senneurs et 200 jours pour les
chalutiers (kacher com-pers, 2013), selon les données collectées à Beni-Saf il est de l’ordre du
double (180 jours) pour les senneurs et de la moitié (100 jours) pour les chalutiers.
La modélisation à travers les modèles de Scheffer (1954) et de Fox (1970) explique que la pratique
de la pêche au départ du port de Béni-Saf est anormale et incohérente quel que soit la flottille
(senneurs ou chalutiers).
Toutes ces spécificités (production, saison, nombre de sorties, etc…) de la pêche au départ du port
de Beni-Saf et au-delà des données tel que traitées par l’administration des pêches locale, n’y a-t-il
pas un rapport avec le fait que ce port est situé en mer d’Alboran d’un côté et de la pratique de la
pêche elle-même d’un autre côté ?
Conclusion
Durant la collecte d’information à Beni-Saf, le diagnostic fait par les pêcheurs était que la ressource
diminuait fortement et que les salaires des marins ainsi que la rentabilité des navires
s’affaiblissaient d’année en année lorsque ça n’était pas pire.
En traitant et en analysant les données de l’administration des pêches, on a observé que les
productions réalisées par les senneurs locaux étaient très élevées avec des CPUE dix fois plus
importantes (x10) comparativement à celles réalisées dans les ports du centre du pays comme
Zemmouri (Nouali et Zaoui, 2020) et cela malgré une flottille plus faible et plus âgée. En comparant
les productions réalisées par les senneurs à celles des chalutiers locaux, on observe que les premiers
ont débarqué plus de soixante fois plus (x60) de produits que les seconds en 2017 et plus de quatrevingt fois plus (x80) en 2018.
Il est important de noter qu’en 2018 les chalutiers se sont fortement réorientés vers la capture des
petits pélagiques mais sans rentrer en compétition avec les senneurs par rapport aux espèces et donc
aux zones de pêche. En effet, l’espèce dominante est la saurel pour les chalutiers et la sardine pour
les senneurs.
Au contraire de la majeure partie des ports de pêche nationaux (kacher com-pers, 2013) il n’y a pas
de saison de de pêche bien définie pour les flottilles de senneurs et chalutiers du port de Beni-Saf.
En effet, la pêche se déroule tout au long de l’année et sans interruption, avec toutefois des pics de
productions durant la période estivale. De la même manière, le nombre de sorties réalisées par les
senneurs et les chalutiers de Beni-Saf est très différents de celui réalisés dans les autres ports de
pêche nationaux. S’il est en moyenne de 80 à 100 jours pour les senneurs et 200 jours pour les
chalutiers (kacher com-pers, 2013), selon les données collectées à Beni-Saf il est de l’ordre du
double (180 jours) pour les senneurs et de la moitié (100 jours) pour les chalutiers.
La modélisation à travers les modèles de Scheffer (1954) et de Fox (1970) explique que la pratique
de la pêche au départ du port de Béni-Saf est anormale et incohérente quel que soit la flottille
(senneurs ou chalutiers).
Toutes ces spécificités (production, saison, nombre de sorties, etc…) de la pêche au départ du port
de Beni-Saf et au-delà des données tel que traitées par l’administration des pêches locale, n’y a-t-il
pas un rapport avec le fait que ce port est situé en mer d’Alboran d’un côté et de la pratique de la
pêche elle-même d’un autre côté ?
