1
Introduction
La classification étant un ensemble de lois permettant le regroupement ou la discrimination des
spécimens selon un système, jusqu'à présent Linnéen, se trouve en perpétuel remaniement.
Or l’identification de l’espèce permet de cerner son comportement, mais surtout de comprendre
les relations qui la lient à son biotope (Triplet, 2015). Jusqu'à présent, l'outil le plus communément
employé pour l’élaboration des critères taxonomiques distinctifs ont toujours été les clés
dichotomiques. Ces dernières à approche classique s’avèrent insuffisantes, particulièrement dans
le cas de certaines familles de poissons qui posent encore des problématiques de reconnaissance.
Par exemple, le dichromatisme (Lejeune, 1987) et/ou le dimorphisme sexuel (Fisher et al, 1987)
qui se manifestent par les multitudes livrées chez certains poissons tels : les Lophidae, les
Gobiidae, les Soleidae, les Scorpaeinidae, les Bleniidae, les Labridae…etc., augmente la difficulté
d’identification. Une description parfaite de l’espèce peut s’avérer difficile, car les morphotypes
observés, particulièrement la coloration de l’individu ne peut être un élément spécifique sur lequel
on peut se fier.
Pour des raisons souvent écologiques et parfois même peu connues, les zoosytématiciens - dans
l’incapacité d’apporter les éléments fiables - sont obligés d’élargir les moyens de détermination,
et de considérer en plus de l’aspect morphologique, d’autres aspects liés à l’anatomie, l’ostéologie,
la physiologie et souvent même moléculaire.
Quant à la présente étude, nous allons essayer d’élucider quelques-unes des réflexions liées aux
ambigüités taxonomique, et ce par une contribution à la connaissance d’un aspect anatomique
précis, il s’agit de l’ostéologie comparée.
C'est certainement la branche de l'anatomie comparée la plus étudiée par les scientifiques
(anatomistes, paléontologues, systématiciens). Elle est fondamentale car les os présents chez les
fossiles et les espèces actuelles (Tercerie et al. 2021) permettent de mettre en évidence des
évènements majeurs de l'évolution des vertébrés, comme par exemple : l'apparition du membre
chiridien à partir des nageoires monobasales dichotomiques des Ostéolépiformes (fossiles).
Nous allons donc décrire l’ossature crânienne de différents représentants d’ordres connus des eaux
algériennes, dont le comportement alimentaire et l’écologie pourraient impacter l’organisation de
leur squelette céphalique en forme et en nombre.
Ensuite, nous allons tenter d’apporter des éléments de dispersion par le recours à des traitements
métriques des pièces osseuses qui pourraient avoir un rôle discriminant.
Précédent

Ostéologie et analyse discriminante : cas des Macrouridae, Chlorophthalmidae, Centrolophidae, et Labridae de la côte algérienne. - 9/65

Suivant