Chapitre 1
Généralités
5
C’est une structure analogue à celles généralement associées aux grands courants océaniques, mais à
la différence de ce dernier, le gradient de densité découle d’un gradient de salinité et non de
température (Arnone et al, 1990).
Le jet Atlantique forme dans la mer d’Alboran deux gyres anticycloniques ; la WAG (Western
Anticyclonic Gyre) et l’EAG (Eastern Anticyclonic Gyre) pour ensuite s’écouler vers l’Est le long
des côtes algériennes et former le courant algérien.
Ce front s’étend sur 200 km de longueur, 30 km de large et environ 70-150 m d’épaisseur selon le
bord du jet considéré (Jemaa, 2014). La région ouest algérienne fait partie du bassin d’Alboran, c’est
une région clairement différenciée du reste du bassin méditerranéen par une grande spécificité des
conditions hydrologiques et écologiques (Millot, 1985 ; Bacha et al, 2010).
Le golf Ghazaouet se situe à l’extrême ouest de cette région, et est constamment influencé par les
courants froids de l'Atlantique, riches en plancton, entrant la mer Méditerranée à travers le détroit de
Gibraltar, induisant de fortes productivités. Au large, un tourbillon anticyclonique de diamètre
important dévie les eaux côtières vers le large. En effet, à l’échelle de l’année, toutes les masses d’eau
circulent cycliquement le long des côtes de la Méditerranée occidentale (Millot, 1989). C’est au
niveau de cette région, que les fonds marins, forment le plateau continental le plus étendu de la côte
algérienne puisqu’il s’étend jusqu’à 10 milles de la côte (ISTPM, 1982).
Le grand bassin algéro-provençal
Il est formé de deux bassins distincts (Fig.1.1) : le bassin provençal entre l’île de Minorque et la
Sardaigne et le bassin algéro-baléares, qui est limité au Nord par les îles Baléares et la Sardaigne
(40°N), à l’Ouest par la mer d’Alboran (2°W), à l’Est par le couloir sarde (9°E), et au Sud
essentiellement par la marge continentale algérienne (Refes, 2011).
Dans la présente étude, nous nous sommes également intéressés à la région centre, où toutes les
caractéristiques de la marge continentale algérienne s’y retrouvent. Nous avons opté pour la baie de
Bou-Ismail et la baie d’Alger, qui se caractérisent par une extension remarquable. Ces deux baies
sont géographiquement séparées par le massif de la Bouzaréah (Bakalem, 2008).
Quant à la région Est, nous avons retenu la baie d’Annaba, dont le plateau continental est étroit dans
son ensemble avec un fond hétérogène surtout au voisinage des caps de Garde et Rosa, ce secteur est
soumis à la fois aux influences des apports continentaux et aux intrusions d’eaux néritiques externes.
Le plateau continental s’étend en pente douce jusqu’au détroit de Sicile. Sur les côtes Est algériennes,
et le mouvement hydrodynamique est généralement de faible amplitude (Derbal, 2007).
Généralités
5
C’est une structure analogue à celles généralement associées aux grands courants océaniques, mais à
la différence de ce dernier, le gradient de densité découle d’un gradient de salinité et non de
température (Arnone et al, 1990).
Le jet Atlantique forme dans la mer d’Alboran deux gyres anticycloniques ; la WAG (Western
Anticyclonic Gyre) et l’EAG (Eastern Anticyclonic Gyre) pour ensuite s’écouler vers l’Est le long
des côtes algériennes et former le courant algérien.
Ce front s’étend sur 200 km de longueur, 30 km de large et environ 70-150 m d’épaisseur selon le
bord du jet considéré (Jemaa, 2014). La région ouest algérienne fait partie du bassin d’Alboran, c’est
une région clairement différenciée du reste du bassin méditerranéen par une grande spécificité des
conditions hydrologiques et écologiques (Millot, 1985 ; Bacha et al, 2010).
Le golf Ghazaouet se situe à l’extrême ouest de cette région, et est constamment influencé par les
courants froids de l'Atlantique, riches en plancton, entrant la mer Méditerranée à travers le détroit de
Gibraltar, induisant de fortes productivités. Au large, un tourbillon anticyclonique de diamètre
important dévie les eaux côtières vers le large. En effet, à l’échelle de l’année, toutes les masses d’eau
circulent cycliquement le long des côtes de la Méditerranée occidentale (Millot, 1989). C’est au
niveau de cette région, que les fonds marins, forment le plateau continental le plus étendu de la côte
algérienne puisqu’il s’étend jusqu’à 10 milles de la côte (ISTPM, 1982).
Le grand bassin algéro-provençal
Il est formé de deux bassins distincts (Fig.1.1) : le bassin provençal entre l’île de Minorque et la
Sardaigne et le bassin algéro-baléares, qui est limité au Nord par les îles Baléares et la Sardaigne
(40°N), à l’Ouest par la mer d’Alboran (2°W), à l’Est par le couloir sarde (9°E), et au Sud
essentiellement par la marge continentale algérienne (Refes, 2011).
Dans la présente étude, nous nous sommes également intéressés à la région centre, où toutes les
caractéristiques de la marge continentale algérienne s’y retrouvent. Nous avons opté pour la baie de
Bou-Ismail et la baie d’Alger, qui se caractérisent par une extension remarquable. Ces deux baies
sont géographiquement séparées par le massif de la Bouzaréah (Bakalem, 2008).
Quant à la région Est, nous avons retenu la baie d’Annaba, dont le plateau continental est étroit dans
son ensemble avec un fond hétérogène surtout au voisinage des caps de Garde et Rosa, ce secteur est
soumis à la fois aux influences des apports continentaux et aux intrusions d’eaux néritiques externes.
Le plateau continental s’étend en pente douce jusqu’au détroit de Sicile. Sur les côtes Est algériennes,
et le mouvement hydrodynamique est généralement de faible amplitude (Derbal, 2007).
