Chapitre II : Matériels et méthodes.
21
Introduction :
Dans le cadre de l’étude du projet de protection et d’aménagement du site en allant du dernier
épi de Bordj El Kiffan à l’ouest jusqu’au Cap de Bateau cassé à l’est sur un linéaire de 2000m
situé dans la wilaya d’Alger , de nombreuses études et investigations ont étés réalisées sur terrain
comme au laboratoire du LEM.
I. L’évolution de trait de côte :
Introduction :
Le trait de côte n’a pas une unique définition. Par exemple sur certaines cartes IGN, il s’agit des
« laisses de pleine mer » tandis que pour le SHOM, il s’agit de la limite supérieure atteinte par la
mer aux plus fortes marées. Cette dernière définition est aussi celle retenue dans le guide de
gestion du trait de côte du MEDDTL «Ministère de l'Écologie, du Développement Durable des
Transports et du Logement » (MEEDDM, 2010).
La variabilité de la définition du trait de côte provient de la particularité morpho-dynamique du
littoral : c’est une zone en mouvement, sans cesse changeante, qui n’admet pas de limite fixe. De
plus, chaque façade maritime est différente en termes de conditions de marnage et de types de
côte (rocheuse, meuble, artificialisée) ce qui induit des divergences de définition du trait de côte.
Par exemple, sur la façade méditerranéenne où il n’y a quasiment pas de marnage, le trait de côte
est souvent déterminé par les observatoires comme étant la limite supérieure de la zone du jetde-rive (swash), ou le milieu de cette zone (Bulteau, Garcin, 2011).
1. Les facteurs d’évolutions du trait de côte :
La gestion de la zone côtière nécessite une bonne connaissance des processus responsables de la
mobilité (érosion/accumulation) du littoral. Quatre types de processus interviennent dans la mobilité du trait de côte
• La baisse d’apport de sédiment d’origine continentale par les fleuves depuis la fin du dernier
épisode glaciaire (Paskoff, 2005) ;
• Les processus marins (houle, marée, courants associés…) ;
• Les processus continentaux (vent, gel, hydrologie continentale, altérations physico-chimiques des roches…) ;
• Les processus anthropiques (ouvrages de défense…) qui agissent sur les matériaux et/ou déplacent les sédiments (sables, galets…) et diffractent les courants vers la côte
2. Les méthodes d’observations utilisées :
Pour cette étude on a utilisé une des méthodes les plus efficaces et les moins coûteuse qui
est :
La méthode de suivi photographique : Il s’agit de prendre une série de clichés à partir d’un
même point de vue (au sol ou aérien), à des intervalles réguliers qui peuvent varier de la
saison au siècle Si le suivi est rigoureux et systématique, il permet une étude diachronique
Précédent

Etude d’aménagement de la baie d’Alger zone située entre Bordj El Kiffan (Le Lido) et Verte Rive - 33/132

Suivant