Conclusion
70
Conclusion
Notre étude a essentiellement porté sur la systématique de la flore benthique de la région El
Djamila, ainsi que son aspect écologique.
La récolte d’algues et de phanérogames a été réalisée pendant la saison printanière (marsavril) de l’année 2021 à des niveaux superficiels (0- 0.50 m). les prélèvements ont été
effectués sur un substrat rocheux au niveau des trois sites : La plage de l’îlot, La plage
Artificiel du Confort et Le port de la Madrague.
Le nombre total des espèces récoltées et identifiées est de 55 espèces. Les Rhodophytes
sont le groupe le plus dominant (56.36%) par rapport aux autres groupes taxonomiques
suivi des Chlorophytes (25.45%). Les Chromophytes sont les moins représentées avec
(18.18%).
La valeur du rapport R/P obtenue de 3.1 est comparable à celle obtenue antérieurement au
niveau du même site (3,66 ; Boukhari et Sayah, 2011) et sensiblement la même retrouvée
au niveau des côtes algériennes estimé par Feldman, 1939. Ce résultat indique la présence
d’un peuplement à affinité tempérée.
Des espèces protégées en Méditerranée ont été retrouvées loin du port telles que Posidonia
oceanica qui est non seulement un lieu de vie et d'alimentation pour de nombreux poissons,
une frayère et une nurserie importante, mais aussi un très bon bioindicateur de la qualité
globale des eaux marines.
Dans le même site une autre espèce indicatrice d’eaux propres a été récoltée : Cystoseira
tamariscifolia. Le genre Cystoseira a également le statut de protection en Méditerranée.
Nous avons également retrouvé dans nos récoltes des espèces indicatrices de milieux
perturbés (pollués) telles que : Colpomenia sinuosa, Ulva lactuca et Ulva rigida, notamment
près du port et les stations de rejets.
Parallèlement quelques espèces introduites en Méditerranée, dont l’Algérie, ont été
retrouvées dans notre site : Asparagopsis taxiformis, Codium fragile et Caulerpa
cylindracea. Cette dernière est aussi considérée comme une espèce invasive qui a un impact
sur la diversité des écosystèmes méditerranéens marins.
Notre étude, bien que réalisée seulement sur une saison, constitue une contribution à la
connaissance de la biodiversité de la flore marine de la côte algérienne ainsi que son écologie.
Il serait intéressant de la poursuivre avec d’autres travaux de recherche afin de la compléter.
La flore marine nous offre un grand nombre de biens et services mais la nature décline
actuellement à un rythme sans précédent à cause :
de la perte de biodiversité
du réchauffement climatique
de la pollution toxique
Il est donc nécessaire de préserver cette richesse, en valorisant le patrimoine naturel par mesures
spécifiques, par exemple :
En créant des aires marines protégées
Contrôler et si nécessaire interdire toute forme de destruction ou de perturbation de la flore
marine
Lutter contre les espèces invasives
Vieillir sur l'application de la loi et des décrets législatifs
70
Conclusion
Notre étude a essentiellement porté sur la systématique de la flore benthique de la région El
Djamila, ainsi que son aspect écologique.
La récolte d’algues et de phanérogames a été réalisée pendant la saison printanière (marsavril) de l’année 2021 à des niveaux superficiels (0- 0.50 m). les prélèvements ont été
effectués sur un substrat rocheux au niveau des trois sites : La plage de l’îlot, La plage
Artificiel du Confort et Le port de la Madrague.
Le nombre total des espèces récoltées et identifiées est de 55 espèces. Les Rhodophytes
sont le groupe le plus dominant (56.36%) par rapport aux autres groupes taxonomiques
suivi des Chlorophytes (25.45%). Les Chromophytes sont les moins représentées avec
(18.18%).
La valeur du rapport R/P obtenue de 3.1 est comparable à celle obtenue antérieurement au
niveau du même site (3,66 ; Boukhari et Sayah, 2011) et sensiblement la même retrouvée
au niveau des côtes algériennes estimé par Feldman, 1939. Ce résultat indique la présence
d’un peuplement à affinité tempérée.
Des espèces protégées en Méditerranée ont été retrouvées loin du port telles que Posidonia
oceanica qui est non seulement un lieu de vie et d'alimentation pour de nombreux poissons,
une frayère et une nurserie importante, mais aussi un très bon bioindicateur de la qualité
globale des eaux marines.
Dans le même site une autre espèce indicatrice d’eaux propres a été récoltée : Cystoseira
tamariscifolia. Le genre Cystoseira a également le statut de protection en Méditerranée.
Nous avons également retrouvé dans nos récoltes des espèces indicatrices de milieux
perturbés (pollués) telles que : Colpomenia sinuosa, Ulva lactuca et Ulva rigida, notamment
près du port et les stations de rejets.
Parallèlement quelques espèces introduites en Méditerranée, dont l’Algérie, ont été
retrouvées dans notre site : Asparagopsis taxiformis, Codium fragile et Caulerpa
cylindracea. Cette dernière est aussi considérée comme une espèce invasive qui a un impact
sur la diversité des écosystèmes méditerranéens marins.
Notre étude, bien que réalisée seulement sur une saison, constitue une contribution à la
connaissance de la biodiversité de la flore marine de la côte algérienne ainsi que son écologie.
Il serait intéressant de la poursuivre avec d’autres travaux de recherche afin de la compléter.
La flore marine nous offre un grand nombre de biens et services mais la nature décline
actuellement à un rythme sans précédent à cause :
de la perte de biodiversité
du réchauffement climatique
de la pollution toxique
Il est donc nécessaire de préserver cette richesse, en valorisant le patrimoine naturel par mesures
spécifiques, par exemple :
En créant des aires marines protégées
Contrôler et si nécessaire interdire toute forme de destruction ou de perturbation de la flore
marine
Lutter contre les espèces invasives
Vieillir sur l'application de la loi et des décrets législatifs
