PARTIE B
Matériel et Méthodes
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B. 1. Zones d’étude
B. 1. 1. Introduction
La formation diatomitique messinienne également connue sous le nom de « Tripoli » de Sicile
(Blanc-Valleron M-M. et al., 2002), représentent un des termes habituels de l’un des
composants sédimentaires dominantes formé à la transition entre les conditions de mer
ouverte du Messinien basal et le début de la crise de salinité dans la presque totalité des
bassins périphériques du Méditerranée (Pestrea S., et al., 2002) en général et dans le bassin du
Chélif, en Algérie, en particulier, de plus des plates-formes carbonatées et les dépôts
évaporitiques (Mansour B., 2004).
En Algérie, les premier dépôts diatomitiques coïncident globalement avec l’apparition des
marqueurs du Messinien Globorotalia mediterranea / Globorotalia conomiozea (Mansour et
al., 1995). Au sens large des autres divers bassins méditerranéens, les premiers niveaux
diatomitiques suivent de très peu l’apparition de ces mêmes marqueurs estimée récemment à
7.1 Ma (Krijgsman et al., 1995 in Mansour B., 2008).
Dans le bassin du Bas Chélif (et au même titre que les bassins périphériques méditerranéens),
les diatomites sont en relation avec les plates-formes carbonatées (où s’intercalent à leur base)
dans la partie occidentale du bassin, notamment dans le littoral oranais, les Tessala et les Beni
Chougrane et dans la partie sud orientale du bassin (Ouarsenis) (Rouchy J-M., 1982 ; Saint
Martin S. et Rouchy J-M., 1990 ; Saint Martin S., 1992 ; Saint Martin S. et al., 1992). En
s’éloignant des hauts fonds ou bordures, et sur la bordure sud occidentale du Dahra et dans
certaines régions des Beni Chougrane, ces dépôts passent progressivement à une
sédimentation de bassin (marnes et diatomites) évoluant en milieu confiné (gypse). Cette
évolution est le résultat d’une restriction importante des détroits ou couloirs (due aux
mouvements tectoniques et au comblement sédimentaire qui sont intervenus au cours du
Messinien) et par conséquent une forte réduction des échanges mer-océan.
B. 1. 2. Cadre géographique du bassin du Bas Chélif
Le bassin du Bas Chélif se situe sur la région nord-ouest de l’Algérie est l’un des grands
bassins marginal du méditerranée (Rouchy J-M. et al., 2007), il fait partie intégrante des
bassins néogènes sublittoraux d’Algérie (figure B. 7). Dans cette étude Trois sites ont été
choisis pour des raisons géologiques : le site d’Irghbel et le site d’Ouled Djilali.
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