PARTIE A
Recherche bibliographique
37
La surface siliceuse est essentiellement formée de SiO 2 renfermant des liaisons Si-O, trois
types de sites (trois groupements) sont dénombrés (figure I.2) (Despas C., 1998) :
- Les groupements silanol (Si-O-H) : sont les principaux groupements de surface,
fonction chimique commune de toutes les variétés des silices, provenant de la
chimisorption des molécules d'eau à la surface de la silice. Ils sont liés, les uns aux
autres par des ponts siloxanes (Si-O-Si) étalés en surface (Despas C., 1998 ; Hamdi B.,
1998). Et c’est grâce à ces structures des silanols que la silice possède une surface
polaire hautement active (Hadjar H., 2012).
- Les groupements siloxanes (Si-O-Si) possèdent un caractère hydrophobe et leur
configuration électronique engageant les doublets libres de l'oxygène, sont responsables
de leur faible réactivité. Cependant, ces ponts peuvent intervenir dans la rétention des
molécules non-polaires.
- Et une quantité trace de radicaux de surface pouvant provenir de la rupture de la liaison
Si-O.
Mais ce sont essentiellement les groupements silanol qui conditionnent les propriétés de la
silice.
La spectroscopie IR est probablement le plus important des outils employés. Elle permet de
distinguer les groupements Si-O-H libres, les Si-O-H liés par liaison hydrogène, les
groupements internes, et l'eau moléculaire physiosorbée (Despas C., 1998).
A. 2. 3. Domaine d’utilisation de la diatomite
Ce matériau par ces propriétés physiques et biologiques (porosité, grand pouvoir
d’adsorption…) trouve donc différentes applications notamment sur le plan du
développement durable et de l’environnement. On compte parmi les plus importantes
applications son utilisation en tant que produit adsorbant. Grace aux groupements de
surface (silanol), ainsi que sa charge de surface négative, dans la gamme de pH comprise
entre 2 et 14, font de la diatomite un adsorbant potentiel des cations. Les métaux lourds
comme le cadmium, chrome, plomb sont non biodégradables et tendent à s’accumuler dans
les organismes causant des décès et des désordres (Nenadovic S. et al, 2009). Ce qui
nécessite la mise au point des procédés de dépollution efficaces qui visent à réduire le
pouvoir toxiques des polluants. Parmi ces procédés on note l’utilisation des diatomées
fossiles comme un biosorbant naturel, ayant subi ou nom des modifications
physicochimiques, a donné des résultats encourageants dans plusieurs études (Chernai S. et
al., 2010 ; Hadjar H. et al., 2004 ; Chaqroune A. et al., 2009 ; ...).
Précédent

Identification, caractérisation et applications des diatomées fossiles de la région de Mostaganem - 37/222

Suivant