Conclusion et perspectives
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Cette étude est inscrite dans le contexte de la recherche et la valorisation d’un matériau
d’origine marine (diatomite naturelle) provenant de trois gisements du bassin du Bas
Chélif : Irghbel et Ouled Djilali (Mostaganem) et Sig (Mascara). Elle a pour but de les
comparer et les destiner pour une éventuelle application industrielle.
Le travail présenté dans cette thèse a nécessité plusieurs volets : prélèvement des
échantillons sur terrain ; une analyse de la microflore diatomique des échantillons ; une
caractérisation physico-chimique de notre biogéomatériau avec plusieurs techniques et
méthodes (XRF, XRD, FTIR..), et l’application des diatomites comme étant des adsorbants
naturelles dans l’élimination du bleu de méthylène.
Le choix des sites de Mostaganem n’était pas fortuit, son objectif est de le comparer avec
celui de Sig qui a été déjà exploité. Il est à noter que les diatomites de Mostaganem (à
l’exception de celui de la carrière d’Abdelmalek Ramdane ex Ouillis) n’ont jamais été
exploitées.
L’analyse quantitative et qualitative de la microflore de diatomées sur les trois sites a
fourni 70 espèces réunies en 26 genres, dont 43 espèces centriques (14 genres) et 27
pennées (12 genres), ainsi que 07 espèces de silicoflagellés. A partir de cette analyse
plusieurs groupes écologiques en fonction de leur mode de vie et les conditions du milieu
ont été définis. Elles sont toutes des espèces marines et accessoirement saumâtres-marines.
Aucune diatomée d’eau douce n’a été observée.
L’un des traits majeurs de cette microflore diatomique est la prédominance des formes
planctoniques sur les tychoplanctoniques et les benthiques. L’assemblage planctonique est
représenté par des espèces planctoniques littorales (Actinoptychus senarius, Thalassionema
nitzschioides), et des formes océaniques et néritico-océaniques (Actinocyclus curvatulus,
Coscinodiscus marginatus, Coscinodiscus aff. radiatus, Thalassiossira eccentrica,…).
La microflore des diatomées des trois sites analysés est dominée par des espèces marines
tandis que les formes pouvant supporter des salinités inférieures à celle de l’eau de mer
(formes marines-saumâtres) sont en pourcentage négligeable.
Le pourcentage élevé des formes néritico-océaniques relativement supérieur au formes
littorales et la rareté des formes benthiques, suggèrent un milieu de sédimentation plus ou
moins profond pouvant dépasser les 200 m dans le site de Sig et d’Irghbel. Le site d’Ouled
Djilali est relativement moins profond car les formes planctoniques littorales sont plus
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Identification, caractérisation et applications des diatomées fossiles de la région de Mostaganem - 172/222

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