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Introduction
Les Porifères sont l’un des groupes principaux du benthos marin, communément appelés les
éponges. Elles sont de couleur, de forme et de taille des plus variées mais toutes ont une
organisation similaire, très primitive (Vacelet, 1980). Les éponges occupent une grande variété
de milieux marins benthiques, depuis la zone des marais jusqu' aux grandes fosses océaniques
et certaines ont même colonisé les eaux douces (Vacelet,1981). Elles sont dominantes en
matière de diversité et de biomasse, dans certain écosystème comme les communautés de fond
rocheux, le coralligène et les grottes sous-marines (Gerovasileiou & Voultsiadou 2012). Qui
sont caractérisées par des conditions environnementales particulières telles qu’une faible
luminosité et un fort degré de confinement (Harmelin et al., 1985 Gerovasileiou & Voultsiadou
2012). Les éponges réagissent à la plupart des autres organismes des systèmes marins, en tant
que compétiteurs, symbiotes, hôtes de symbiotes, consommateurs et proies. (Bell, 2008) Et un
seul kilogramme de ces organismes peut filtrer jusqu'à 50 000 litres d'eau par jour et éliminer
plus de 90 % des microbes présents dans le plancton bactérien (Hill and Hill, 2009).
La faune des éponges méditerranéennes est qualifiée de bien étudiée, elles constituent 4.0% de
la biodiversité de Méditerranée et 12.3% de la biodiversité mondiale des Porifères , ce qui
représente 681 espèces (Coll et al., 2010). Toutefois, la connaissance de la distribution de la
faune d'éponges est loin d'être uniforme. Alors que des efforts substantiels ont été investis dans
l'étude du littoral nord, les recherches sur les éponges dans les zones sud et le Levantin ont été
sporadiques et limitées (Pansini and Longo 2003). C’est également le cas pour Algérie où les
Porifère sont à peine étudiés. Cela est dû au manque d’intérêt de la communauté scientifique
nationale à ce groupe taxonomique important mais également à cause de l’inexistence de
spongiologue. Rares sont les études qui ont été menées en Algérie sur ce groupe, notamment
les premiers inventaires réalisés en 1886, 1901 et 1938 par Scmidt (1868), Topsent
(1901et 1938). Plus globalement, il existe peu de travaux consacrés aux inventaires de la
biodiversité marine de l’Algérie. Néanmoins, des éléments existent qui permettent de signaler
certains segments de la côte algérienne comme de véritables pôles de la biodiversité d’intérêt
certainement méditerranéen (Grimes et al., 2004) et mieux connaître ces ressources est essentiel
pour préserver et assurer une exploitation soutenable.
Afin d’améliorer le niveau des connaissances sur la biodiversité des groupes d’espèces marines
mal connu, le présent mémoire de fin d’étude Master/ingéniorat se propose d’établir un
inventaire national de référence pour les espèces de porifères de la côte algérienne. Ce travail
est développé dans le cadre de la mise en place de la base de données nationale sur la
biodiversité marine de la côte algérienne (BANBIOM) qui est domiciliée au niveau de
l’ENSSMAL. Cette liste de référence s’appuie sur l’ensemble des données et des travaux
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Elaboration d’un inventaire-référentiel national des Porifères de la côte algérienne - 9/87

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