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I.7 Les Porifères de la méditerranée
La faune des éponges méditerranéennes, constituent (4.0%) de la biodiversité de la
méditerranée et 12.3% de la biodiversité des Porifères mondiale ce qui représente 681 espèces
dont 80 % sont des demosponges (Coll et al., 2010). Les listes de ces espèces sont disponibles
dans la World Porifera Database (Van Soest et al., 2008) et le World Register of Marine species
(SMEBD, 2009). En raison de leur habitude sessile et de leurs larves dépendantes du courant et
de courte durée de vie (Maldonado and Bergquist.,2006) un grand nombre de éponges
méditerranéennes (~48%) sont endémiques ce qui représente le plus grand pourcentage
d’endémisme parmi la faune méditerranéenne, et seulement 11,5% sont cosmopolites ou
circumtropicales (Pansini and Longo, 2003).
Quatre sous-zones zoogéographiques majeures ont été identifiées en Méditerranée en fonction
des affinités de leur faune d'éponges : les zones nord-ouest, nord-est, la zone centrale et le sudest (Voultsiadou, 2009) dont on observe une nette prédominance du bassin nord-ouest, qui
abrite 78% du total des espèces de démosponges méditerranéennes, et une tendance au déclin
de la diversité des éponges du nord-ouest vers le sud-est.
Il existe une forte affinité zoogéographique de la faune d'éponges de la Méditerranée avec celle
de l'Atlantique (Maldonado et Uriz, 1995) qui se reflète dans la composition des espèces, avec
37,5 % des éponges méditerranéennes sont d'origine atlantique, alors que seulement quelquesunes (~3%) sont d'origine indo-pacifiques (Pansini et Longo, 2003). Bien que plusieurs espèces
aient été supposées être des migrants lessepsiens (Pansini ,1992), des études (Vacelet et al.,
2007) confirment que leur identité avec les espèces connues de la mer Rouge ou de l'IndoPacifique peut être rejetée ou reste très douteuse, et qu'elles sont plutôt des vestiges
thermophiles d'une ancienne période chaude de la Méditerranée.
Les éponges des grands fonds ont été étudiées principalement dans la Méditerranée occidentale
(Vacelet, 1969 ; Boury-Esnault, 1994) ; bien que les espèces bathyales aient été considérées
comme largement distribuées (Uriz et Rosell, 1990) et eurybates (Longo, 2005), des recherches
ont révélé plusieurs espèces endémiques de la zone bathyale du bassin oriental (Ilan et al.,
2003). Malgré que La faune des éponges méditerranéennes puisse être qualifiée de bien étudiée.
La connaissance de la distribution de la faune d'éponges est loin d'être uniforme. Alors que des
efforts substantiels ont été investis dans l'étude du littoral nord, les recherches dans les zones
sud et le Levantin ont été sporadiques et limitées (Pansini and Longo, 2003).
I.7 Les Porifères de la méditerranée
La faune des éponges méditerranéennes, constituent (4.0%) de la biodiversité de la
méditerranée et 12.3% de la biodiversité des Porifères mondiale ce qui représente 681 espèces
dont 80 % sont des demosponges (Coll et al., 2010). Les listes de ces espèces sont disponibles
dans la World Porifera Database (Van Soest et al., 2008) et le World Register of Marine species
(SMEBD, 2009). En raison de leur habitude sessile et de leurs larves dépendantes du courant et
de courte durée de vie (Maldonado and Bergquist.,2006) un grand nombre de éponges
méditerranéennes (~48%) sont endémiques ce qui représente le plus grand pourcentage
d’endémisme parmi la faune méditerranéenne, et seulement 11,5% sont cosmopolites ou
circumtropicales (Pansini and Longo, 2003).
Quatre sous-zones zoogéographiques majeures ont été identifiées en Méditerranée en fonction
des affinités de leur faune d'éponges : les zones nord-ouest, nord-est, la zone centrale et le sudest (Voultsiadou, 2009) dont on observe une nette prédominance du bassin nord-ouest, qui
abrite 78% du total des espèces de démosponges méditerranéennes, et une tendance au déclin
de la diversité des éponges du nord-ouest vers le sud-est.
Il existe une forte affinité zoogéographique de la faune d'éponges de la Méditerranée avec celle
de l'Atlantique (Maldonado et Uriz, 1995) qui se reflète dans la composition des espèces, avec
37,5 % des éponges méditerranéennes sont d'origine atlantique, alors que seulement quelquesunes (~3%) sont d'origine indo-pacifiques (Pansini et Longo, 2003). Bien que plusieurs espèces
aient été supposées être des migrants lessepsiens (Pansini ,1992), des études (Vacelet et al.,
2007) confirment que leur identité avec les espèces connues de la mer Rouge ou de l'IndoPacifique peut être rejetée ou reste très douteuse, et qu'elles sont plutôt des vestiges
thermophiles d'une ancienne période chaude de la Méditerranée.
Les éponges des grands fonds ont été étudiées principalement dans la Méditerranée occidentale
(Vacelet, 1969 ; Boury-Esnault, 1994) ; bien que les espèces bathyales aient été considérées
comme largement distribuées (Uriz et Rosell, 1990) et eurybates (Longo, 2005), des recherches
ont révélé plusieurs espèces endémiques de la zone bathyale du bassin oriental (Ilan et al.,
2003). Malgré que La faune des éponges méditerranéennes puisse être qualifiée de bien étudiée.
La connaissance de la distribution de la faune d'éponges est loin d'être uniforme. Alors que des
efforts substantiels ont été investis dans l'étude du littoral nord, les recherches dans les zones
sud et le Levantin ont été sporadiques et limitées (Pansini and Longo, 2003).
