Etude de l’urbanisation de la commune d’Ain Taya | Résultats et discussion
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En 2009, les petites agglomérations au sud continuent à s’étendre vers le nord,
accompagnées d’une augmentation de l'urbanisation globale de la commune, avec une
occupation urbaine de 32% de la surface totale de la commune.
En utilisant une image d’une résolution spatiale de 10m pour l’année 2020, l’urbanisation
ainsi que les routes apparaissent de façon distincte et détaillée. D’une manière générale,
l’artificialisation occupe une bonne partie de la commune avec une valeur de 44%, qui présente
presque la moitié de la superficie de la commune.
Il est à noter que cette extension du tissu urbain est intimement liée à la croissance
démographique importante que connait le pays. En effet selon les recensements de l’ONS
(Office National de statistiques) :
• En 1987, la population de la commune d’Ain Taya était de 21.067 habitants. Par la suite,
la population a connu une augmentation rapide pour atteindre 29.515 habitants en 1998.
Ceci est probablement dû à l’installation d’infrastructures industrielles et d’une ligne de
chemin de fer (pôles industriels d’El Hamiz, Harrach, Rouiba, Reghaia et Semmar).
Cette augmentation de la population est probablement due aussi à des raisons
d’insécurité (la décennie noire), où beaucoup d’algériens se sont réfugiés dans les villes
côtières.
• En 2008 : après les années 2000, la zone a connu un autre mouvement démographique
pour atteindre 34.501 habitants, en raison de la crise foncière. Les habitants s’orientent
vers les nouveaux pôles d’urbanisation (Sidi Abd Ellah, Douira, Bab zouar et Reghaia).
• En 2018 : la population continue à augmenter son allure pour arriver à 37.450 habitants.
Cette légère évolution de la population laisse supposer un début de contrôle de
l’urbanisation au niveau de la commune d’Ain Taya (Otmani et al., 2019).
4.2.2 Présentation des statistiques par zonation
La Figure 18 représente une courbe illustrant l'évolution temporelle de l’occupation du
sol en pourcentage pour les trois zones littorales (100 m, 300 m et 800 m) au niveau de la
commune d’Ain Taya. Cette zonation, délimitée par rapport à une Baseline, est effectuée en se
basant sur les prescriptions de la loi 02-02, décrite dans la section 1.4.2. Les statistiques de cette
évolution sont reprises sur le Tableau 9.
D'après les résultats obtenus :
• Zone des 100 m : La courbe des 100 mètres est divisée en quatre phases : la première
est une évolution très rapide de l’urbanisation, de 13% jusqu'à 67% entre 1985 et 1990,
avec un taux d’urbanisation de 10,4% par an. Cette augmentation importante revient
probablement à l’exode rural qu’a connu le pays à cause du développement économique
plus important des zones côtières par rapport aux zones de l’intérieur du pays. Cet exode
s’est accéléré durant la décennie noire, les algériens cherchant de meilleures conditions
de sureté. Il convient également de noter que la population cherche la proximité de la
mer en l’absence d’un cadre règlementaire. A partir de 1990, la courbe commence à se
stabiliser à la valeur de 73% jusqu'à 2004, avec un taux d’accroissement faible estimé à
0,4% par an, expliquée par la saturation de cette petite zone ainsi qu’à la mise en place
des lois 90-29 et 02-02. Une légère élévation du taux d’urbanisation (2% par an) est
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Etude de l’urbanisation de la commune d’Ain Taya et estimation de son évolution spatio-temporelle Combinaison entre techniques de SIG et de télédétection - 56/69

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