Synthèse bibliographique
21
La production naturelle principale de composés mono-aromatiques provient de la dégradation
de la lignine (Vandecasteele, 2005 in Feknous Nesrine ; 2017).
Ces hydrocarbures mono-aromatiques peuvent aussi être d’origine biosynthétique. C’est le cas
par exemple, du p-cymène (ou p-isopropyltoluène), un composant des huiles essentielles.
C’est aussi celui du styrène, présent dans divers produits naturels comme certains fruits, ou
encore certaines plantes. Cependant, ce dernier est aussi un produit pétrochimique de gros
tonnage et représente un polluant important (Phale et al., 2007 in Feknous Nesrine ; 2017).
En fait, les quantités considérables d’hydrocarbures mono-aromatiques rencontrées dans
l’environnement sont en grande majorité d’origine pétrolière, ou pétrochimique, et sont la
conséquence des pollutions très nombreuses engendrées par l’activité humaine (Andreoni et
al., 2007 in Feknous Nesrine ; 2017).
Parmi ceux-ci, le benzène, le toluène, l’éthylbenzène et les xylènes, désignés sous le sigle de
BTEXimie (Phale et al., 2007 in Feknous Nesrine ; 2017).
Les BTEX existent à l’état naturel dans le pétrole brut, le goudron et le charbon. Leurs
sources d’émission dans l’environnement sont principalement d’origines industrielles et
anthropiques. Ils sont utilisés massivement comme réactifs de synthèse et solvants dans divers
secteurs industriels (Kelly et al., 2005 in Feknous Nesrine ; 2017).
Ils servent d’additifs antidétonants dans l’essence pour améliorer l’indice d’octane (Forget,
1997 in Feknous Nesrine ; 2017).
Ils entrent également dans la composition des peintures, caoutchouc, adhésifs et résines. Ces
composés ont une solubilité dans l’eau importante, et une volatilité notable qui décroissent
respectivement avec le nombre d’atomes de carbone (Andreoni et al., 2007 in Feknous
Nesrine ; 2017).
Leur solubilité élevée leur confère ainsi une mobilité importante, dans les eaux et les sols
(transfert et migration dans les aquifères) et une accessibilité importante pour les
microorganismes. Cependant, leur hydrophobicité provoque une forte toxicité pour la
membrane cytoplasmique (ils vont ainsi modifier la structure de la membrane et diminuer son
efficacité).Les hydrocarbures mono-aromatiques sont ainsi toxiques pour les cellules
eucaryotes (Feknous Nesrine ; 2017).
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La production naturelle principale de composés mono-aromatiques provient de la dégradation
de la lignine (Vandecasteele, 2005 in Feknous Nesrine ; 2017).
Ces hydrocarbures mono-aromatiques peuvent aussi être d’origine biosynthétique. C’est le cas
par exemple, du p-cymène (ou p-isopropyltoluène), un composant des huiles essentielles.
C’est aussi celui du styrène, présent dans divers produits naturels comme certains fruits, ou
encore certaines plantes. Cependant, ce dernier est aussi un produit pétrochimique de gros
tonnage et représente un polluant important (Phale et al., 2007 in Feknous Nesrine ; 2017).
En fait, les quantités considérables d’hydrocarbures mono-aromatiques rencontrées dans
l’environnement sont en grande majorité d’origine pétrolière, ou pétrochimique, et sont la
conséquence des pollutions très nombreuses engendrées par l’activité humaine (Andreoni et
al., 2007 in Feknous Nesrine ; 2017).
Parmi ceux-ci, le benzène, le toluène, l’éthylbenzène et les xylènes, désignés sous le sigle de
BTEXimie (Phale et al., 2007 in Feknous Nesrine ; 2017).
Les BTEX existent à l’état naturel dans le pétrole brut, le goudron et le charbon. Leurs
sources d’émission dans l’environnement sont principalement d’origines industrielles et
anthropiques. Ils sont utilisés massivement comme réactifs de synthèse et solvants dans divers
secteurs industriels (Kelly et al., 2005 in Feknous Nesrine ; 2017).
Ils servent d’additifs antidétonants dans l’essence pour améliorer l’indice d’octane (Forget,
1997 in Feknous Nesrine ; 2017).
Ils entrent également dans la composition des peintures, caoutchouc, adhésifs et résines. Ces
composés ont une solubilité dans l’eau importante, et une volatilité notable qui décroissent
respectivement avec le nombre d’atomes de carbone (Andreoni et al., 2007 in Feknous
Nesrine ; 2017).
Leur solubilité élevée leur confère ainsi une mobilité importante, dans les eaux et les sols
(transfert et migration dans les aquifères) et une accessibilité importante pour les
microorganismes. Cependant, leur hydrophobicité provoque une forte toxicité pour la
membrane cytoplasmique (ils vont ainsi modifier la structure de la membrane et diminuer son
efficacité).Les hydrocarbures mono-aromatiques sont ainsi toxiques pour les cellules
eucaryotes (Feknous Nesrine ; 2017).
