CONCLUSION GENERALE
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L’objectif principal de ce travail a été de fournir une information fiable et facilement
accessible sur la tendance évolutive de la zone Ouest d’Alger et l’estimation des terres en risque
par submersion marine à différents niveaux d’inondation en prenant compte de toutes les
composantes internes et externes pouvant intervenir ou influencer de façon directe ou indirecte
ce système côtier.
L’analyse diachronique de la cinématique du trait de côte, a montré que ce littoral a été
fortement sollicité tout le long de la période d’étude, par les activités de développement
notamment urbain et touristique; celles-ci ont interféré avec la dynamique hydro-sédimentaire du
système côtier et causé une forte érosion des plages avec un taux de recul EPR Max de l’ordre de
-1,27 m/an soit un NSM moyen de 3,56 m allant de 1959 à 2019, avec une perte de -15221,12 m²
de sa surface d’évolution.
Deux causes probables ont joué un rôle important dans l'érosion généralisée le long de la
côte étudiée : la cause d’ordre naturel est due aux effets répétés et cumulés des tempêtes, et les
très faibles apports d’Oued Beni Messous et Oued Mazafran, tandis que la cause anthropique est
liée essentiellement à la forte urbanisation observée le long de la côte, ainsi que la dégradation
des systèmes dunaires.
Les constatations qui ont été faites lors de notre suivi de la dynamique de la ligne du rivage
ont été confirmées par le model numérique effectué à l’aide de la suite logicielle MIKE-21 qui
d’ailleurs nous a permis de modéliser les champs des courants, la propagation des vagues et du
transport sédimentaire, en se basant sur trois directions principales de la houle, dont celle de
l'ouest, qui est la plus défavorable selon les traitements statistiques réalisés. De ce fait, nous
avons détaillé les paramètres de ce secteur afin d’avoir les tendances extrêmes ; ce qui a révélé
que la direction Ouest la plus dominante présente un sens de transit Nord et Nord-ouest, et un
débit sédimentaire très important de l’ordre de 2838,24 m
3 /ans/m.
Les risques de pertes de terres, naturelles et aménagées, par inondation seraient
considérables en 2121, avec des intrusions marines qui peuvent atteindre une dizaine de
kilomètres en arrière-pays en immergeant une superficie de 19,12 km² et 20,53 km² pour un
niveau minimal (R = 20 ans) et maximal (R= 100 ans) d’inondation, respectivement. Ces impacts
affecteront les éléments fondamentaux de la vie des populations côtières.
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