Chapitre II : Milieu d’étude
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Les aspects relatifs à l’organisation de l’activité sont soutenus par un système législatif qui se
concentre sur la préservation de la ressource, ceci à travers la réglementation des zones et des
engins de pêche et l’instauration des restrictions des tailles minimales marchandes.
Cependant, le Ministère de la Pêche et des Ressources Halieutiques depuis presque deux ans a
procédé à l’exploitation des résultats de la recherche pour l’élaboration des stratégies de gestion
et de développement de la pêche et de l’aquaculture.
II.9.2. Les zones de pêche :
La pêche en Algérie se pratique le long de la côte, de la frontière Algéro-tunisienne à l’Est à la
frontière Algéro-marocaine à l’Ouest. La pratique de cette activité repose sur une façade
maritime de 1622 km et une zone de pêche ayant une superficie d’environ 9,5 millions ha.
La côte algérienne est caractérisée par un plateau continental étroit, variant entre 15 milles aux
deux extrémités Ouest et Est du pays et moins d'un mille au centre. Les ressources chalutables
sont réduites et déjà pleinement exploitées, voire surexploitées (ISTPM, 1982).
Les fonds rocheux, qui représentent approximativement le tiers des zones exploitables, sont
accessibles exclusivement aux engins dormants pour les espèces démersales. Ces milieux
abritent une faune convoitée, composée notamment de grands sparidés (dentés, pagres), de
serranidés (mérous) et de grands crustacés (langoustes). (Chalabi et al., 2002).
Du point de vue juridique, pour pratiquer la pêche en Algérie, trois zones de pêche maritimes
sont instaurées :
La zone de pêche côtière (la pêche pratiquée dans les eaux intérieures), la zone pour la pêche
au large (la pêche pratiquée à l’intérieur des eaux sous juridiction nationale) et la zone pour la
grande pêche (la pêche pratiquée au-delà de la zone de la pêche au large).
II.9.3. Structure de la flottille de pêche :
L’évolution de la flottille nationale algérienne a enregistrée un taux de plus de 194% en 2013
par rapport à 1990 comme année de référence. Elle est passée de 1548 à 4583 unités.
L’accroissement de l’armement de pêche national a une tendance positive à la hausse depuis
1990. Le nombre d’embarcations consacrées aux petits métiers est bien plus important que celui
des chalutiers ou des sardiniers. Elles sont passées de 708 embarcations en 1990 à 2797
embarcations en 2013, soit une évolution de 295 %. Toutefois, la structure de la flottille
nationale algérienne est prédominée par les petits métiers estimés à 61% de la flottille totale,
les sardiniers à 26,9%, les chalutiers à 11%. Quant aux nombre d’unités des corailleurs et des
thoniers, ils sont très minoritaires estimés à pas plus de 0,57% (MPRH, 2015).
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