Chapitre II : Milieu d’étude
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Les caractéristiques les plus importantes de ces oueds sont résumées dans le tableau suivant :
Tableau II.1 : Les caractéristiques des principaux oueds de la côte algérienne (METAP, 1994).
Oueds
Longueur (km)
Superficie du bassin versant (km
2 ) Débit moyen (m
3 /s)
Tafna
140
6900
8.25
Macta
-
400
2.70
Cheliff
759
43700
33.70
Mazafran
-
1900
13.80
El Harrach
67
971
6.75
Isser
200
3615
13.40
Sebou
92
2300
33.40
Soummam
52
8420
25.20
Safsaf
24
322
1.39
El Kebir ouest
208
8735
28.20
Seybousse
239
5955
63.70
II.8. Principales pressions anthropiques le long de la côte algérienne :
II.8.1. Population, urbanisation, industrie et autres pressions :
La population littorale présente une densité très élevée, soit près de 800 Hab/km², largement
supérieure à la moyenne nationale. Cette forte pression humaine, qui le plus souvent s’explique
par des considérations socio-économiques, génère une importante charge polluante multiforme.
L’industrie algérienne dominée par les activités pétrochimique, chimique, sidérurgique et
agroalimentaire est concentrée dans la bande littorale où l’on recense plus de 50 % des unités
industrielles nationales. La zone algéroise concentre à elle seule 38 % des unités industrielles
du pays. Les zones côtières les plus affectées par la pollution hydrique sont adjacentes aux
grandes métropoles (Alger, Oran, Annaba) ou bien voisines des complexes industrialoportuaires (Ghazaouet, Mostaganem, Arzew, Béjaia, Skikda). Ces zones sont le réceptacle de
diverses sources de pollution constituées généralement (Fig. II.5) :
(i) des rejets domestiques des grandes villes maritimes : Alger, Annaba et Oran sont les villes
les plus exposées aux conséquences de la pollution organique.
(ii) des rejets de plus de 3600 unités industrielles (chimiques et pétrochimiques) réparties sur
les 1622 km de la côte algérienne (MATE, 2002); même s’il est difficile d’être exhaustif et sans
les hiérarchiser on retrouve : les métaux lourds, les hydrocarbures et les composés organiques,
l’acide sulfurique, les matières fibreuses et les substances chromiques, les éléments basiques,
les composés azotés, les cyanures, les catalyseurs usagés et les goudrons, la soude, les
pesticides, les détergents et les organo- chlorés.
(iii) des rejets des centrales thermiques : les eaux de refroidissement des unités de SONELGAZ
augmentent la température et leur teneur en chlore (Marsat El Hadjadj, Alger, Cap Djennet …).
(iv) du lessivage des sols des grands périmètres agricoles (littoral centre et plaine d’Annaba
surtout) élève la teneur en éléments nutritifs des zones marines voisines (rejets dû à la
fabrication des fertilisants agricoles à Annaba) (Grimes, 2010).
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