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5. Quelques notions sur la biodiversité et aperçu de la diversité biologique Algérienne
Selon Lévêque (1997), Parizeau (1997) et Lévêque & Mounolou (2001) in Refes, 2011, le terme
« biodiversité », contraction de diversité biologique, a été introduit au milieu des années 1980 par
des naturalistes qui s’inquiétaient de la destruction rapide des milieux naturels et de leurs espèces,
réclamant que la société prenne des mesures pour protéger ce patrimoine. Le terme a ensuite été
popularisé lors des discussions qui ont eu lieu autour de la signature de la convention sur la
diversité biologique lors de la conférence de Rio de Janeiro en 1992 (Marty et al., 2005 in Refes,
2011). Cette convention, en date du 5 juin 1992, est la première manifestation en droit international
de la volonté des états d’envisager l’environnement dans son ensemble en se fondant sur le concept
de diversité biologique. Elle a été signée lors du sommet par 153 états, dont l’Algérie et elle est
entrée en vigueur le 29 décembre 1993.
Selon l’article 2 de la convention de Rio (Doumbe-Bille & Kiss, 1992), on peut définir la
biodiversité comme « la variabilité des organismes vivants de toutes origines, y compris, entre
autres, les écosystèmes terrestres, marins et autres écosystèmes aquatiques, et les complexes
écologiques dont ils font partie. Cette définition inclut la diversité à l’intérieur des espèces, entre
les espèces et la diversité des écosystèmes ».
Cette définition illustre que la biodiversité est composée de trois catégories et ces catégories
montrent comment la biodiversité englobe des échelles différentes depuis le gène jusqu’à
l’écosystème (Marty et al., 2005) :
- La diversité génétique, qui est la variabilité ou la quantité d’informations génétiques des
individus, des populations, des espèces, des assemblages ou des communautés.
- La diversité des espèces.
- La diversité des écosystèmes et des habitats.
Mais ce texte de droit international est symptomatique de la réduction du concept de diversité
biologique à celui de ressources génétiques. Alors qu’il devait entériner la création d’un bien
collectif mondial et fixer les responsabilités et droits de chacun pour son usage durable, il se lit
comme un texte essentiellement préoccupé de fixer le cadre juridique qui garantira le
développement des biotechnologies (Guilloux et al., 2002 in Refes, 2011) . La biodiversité apparaît
comme un capital naturel soumis à une régulation marchande, source potentielle de profits
importants pour les pays détendeurs des ressources génétiques. La valorisation économique de la
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