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5.4. Effets des métaux lourds sur le milieu aquatique
L’écosystème aquatique sert d’habitat et de source de nourriture pour de nombreuses espèces
écologiquement et économiquement importantes. Il est composé d’éléments abiotiques (l’eau
et les sédiments) et d’éléments biotiques (la faune et la flore). Suite à leur entrée dans les
écosystèmes aquatiques, les ETM se répartissent dans tous les compartiments (eau, sédiment,
faune et flore) et se trouvent dans les fractions solubles, colloïdales et particulaires,
principalement sous forme de cations métalliques (Langstone, 1999 ; Reyms-Keller et al.
1998 ; Du Laing et al. 2009). À de faibles concentrations, beaucoup de métaux lourds, dont
Hg, Cd, Pb, As et Cu inhibent la photosynthèse et la croissance du phytoplancton. Les effets
observés à des niveaux trophiques supérieurs se manifestent notamment par un retard du
développement des embryons, des malformations et une moins bonne croissance des adultes
chez les poissons, les mollusques et les crustacés. En outre, tout au long de la chaîne
alimentaire, certains se concentrent dans les organismes vivants. Ils peuvent ainsi atteindre
des taux très élevés dans certaines espèces consommées par l’homme, comme les poissons.
Cette " bioaccumulation " explique leur très forte toxicité.
5.5. Les Métaux lourds dans les sédiments
Malgré la forte solubilité de certains contaminants métalliques dans les eaux de surface
(Cowart et Burnett, 1994), les sédiments accumulent les concentrations les plus élevées dans
les écosystèmes estuariens (Hynes, 1990).
Cette faculté des sédiments à fixer de grandes quantités de métaux confère donc à ce
compartiment du biotope un rôle de stockage significatif (Ribera et al. 1996) avec une
possibilité de relargage dans la colonne d’eau (Woods, 2009).
Le compartiment sédimentaire n’est pas donc isolé du reste de l’écosystème et peut
s’interroger sur le rôle des sédiments pollués qui pourraient se comporter comme une source
de contaminants pour le milieu aquatique par diffusion des métaux sédimentaires vers la
colonne d’eau. Ce rôle de puits (Spencer et MacLeod, 2002) et de source de contamination
(MacFarlanne et Burchett, 2000) fait que ce compartiment occupe une place de choix dans
l’étude des ETM dans les hydrosphères (Sprovieri et al. 2007).
5.5.1. Comportement des ETM dans les sédiments côtiers
Les sédiments côtiers peuvent avoir deux types de comportement. Les sédiments peuvent
accumuler les ETMs dans les différents compartiments minéralogiques (argiles, oxyde de fer
et manganèse, carbonate) provenant de sources terrigènes ou océaniques ou produit in situ.
5.4. Effets des métaux lourds sur le milieu aquatique
L’écosystème aquatique sert d’habitat et de source de nourriture pour de nombreuses espèces
écologiquement et économiquement importantes. Il est composé d’éléments abiotiques (l’eau
et les sédiments) et d’éléments biotiques (la faune et la flore). Suite à leur entrée dans les
écosystèmes aquatiques, les ETM se répartissent dans tous les compartiments (eau, sédiment,
faune et flore) et se trouvent dans les fractions solubles, colloïdales et particulaires,
principalement sous forme de cations métalliques (Langstone, 1999 ; Reyms-Keller et al.
1998 ; Du Laing et al. 2009). À de faibles concentrations, beaucoup de métaux lourds, dont
Hg, Cd, Pb, As et Cu inhibent la photosynthèse et la croissance du phytoplancton. Les effets
observés à des niveaux trophiques supérieurs se manifestent notamment par un retard du
développement des embryons, des malformations et une moins bonne croissance des adultes
chez les poissons, les mollusques et les crustacés. En outre, tout au long de la chaîne
alimentaire, certains se concentrent dans les organismes vivants. Ils peuvent ainsi atteindre
des taux très élevés dans certaines espèces consommées par l’homme, comme les poissons.
Cette " bioaccumulation " explique leur très forte toxicité.
5.5. Les Métaux lourds dans les sédiments
Malgré la forte solubilité de certains contaminants métalliques dans les eaux de surface
(Cowart et Burnett, 1994), les sédiments accumulent les concentrations les plus élevées dans
les écosystèmes estuariens (Hynes, 1990).
Cette faculté des sédiments à fixer de grandes quantités de métaux confère donc à ce
compartiment du biotope un rôle de stockage significatif (Ribera et al. 1996) avec une
possibilité de relargage dans la colonne d’eau (Woods, 2009).
Le compartiment sédimentaire n’est pas donc isolé du reste de l’écosystème et peut
s’interroger sur le rôle des sédiments pollués qui pourraient se comporter comme une source
de contaminants pour le milieu aquatique par diffusion des métaux sédimentaires vers la
colonne d’eau. Ce rôle de puits (Spencer et MacLeod, 2002) et de source de contamination
(MacFarlanne et Burchett, 2000) fait que ce compartiment occupe une place de choix dans
l’étude des ETM dans les hydrosphères (Sprovieri et al. 2007).
5.5.1. Comportement des ETM dans les sédiments côtiers
Les sédiments côtiers peuvent avoir deux types de comportement. Les sédiments peuvent
accumuler les ETMs dans les différents compartiments minéralogiques (argiles, oxyde de fer
et manganèse, carbonate) provenant de sources terrigènes ou océaniques ou produit in situ.
