CHAPITRE 1 : LES CARACTERISTIQUES DE LA MER MEDITERRANEE
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cyclonique, la veine d'eau atlantique suit le talus continental africain. Puis , soit forme un
méandre vers la côte espagnole (Lanoix, 1974) soit se maintient près de la côte africaine
(Cheney, Doblar, 1982). L'imagerie satellitaire suggère que, la plupart du temps, la circulation
est anticyclonique avec une veine bien définie coulant la côte espagnole et traversant du Cap
de Ga ta (~ 2°W) aux environs d'Oran en Algérie ( ~ 1°W). La majeure partie de l'écoulement
progresse ensuite vers l'est, tandis qu'une petite partie tourne vers l'ouest, fermant ainsi un
gyre anticyclonique. À certaines occasions, la circulation peut être plus complexe, avec
l'écoulement de l'eau de l'Atlantique à travers la mer se divisant en plusieurs branches.
Dans le bassin algérien, à savoir entre les îles Baléares, la Sardaigne et l'Algérie, il est depuis
longtemps évident que les courants géostrophiques présentent une grande variabilité spatiale
(Lacombe, Tchernia, 1972).Elle suit la côte Algérienne jusqu‟au détroit de Sicile où elle se
sépare en deux branches. Les deux tiers du courant entrent dans le bassin oriental alors que le
reste s‟engouffre en mer Tyrrhénienne (Sammari et al. 1999).A l'intérieur du réservoir d'eau
atlantique que constitue le bassin algérien, aucun courant constant n'est susceptible de se
produire : les courants les plus intenses sont probablement associés aux tourbillons de mésoéchelle déjà décrits. Au voisinage de l'angle supérieur droit de cette retenue, à savoir dans le
secteur délimité par le front nord des Baléares et les côtes de la Sardaigne et de la Corse, les
eaux de surface sont drainées vers la mer Ligure pour former le Courant de Corse occidentale.
Comme le suggèrent d'abord les images infrarouges, les processus d'instabilité affectant ce
courant génèrent principalement des tourbillons anticycloniques de quelques dizaines de
kilomètres de diamètre (Wald, 1985). De tels événements instables se produisent tout au long
de l'année (Taupier-Letage, Millot, 1986) et sont limités en profondeur (Millot, 1987). Les
eaux de surface s'écoulant vers le nord de part et d'autre de la Corse dans des flux à peu près
équivalents se connectent, interagissent de manière turbulente (Salusti, Santoleri, 1984) et se
mélangent dans le Golfe de Gênes pour former le courant ligure. L'eau orientale est plus
chaude et plus salée que l'eau occidentale, les deux étant plus denses que l'eau pure de
l'Atlantique.
La MAW se dirige alors vers le nord en suivant la côte italienne jusqu‟au canal de Corse.
Une partie rebrousse chemin, longe la Corse et la Sardaigne vers le sud, pénètre dans le bassin
Algérien et remonte vers le nord formant le courant Ouest-Corse. Il fusionne en mer Ligure
avec l‟autre partie qui a traversé le canal de Corse. Le courant Nord (1.1 − 1.9Sv) se forme
alors et suit les côtes italiennes, françaises puis espagnoles jusqu‟en mer des Baléares
(Sammari et al. 1995, Alberola et al. 1995). Une partie est alors déviée vers le sud et
s‟écouleà l‟est de Minorque puis au sud des îles Baléares alors que l‟autre partie forme le
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cyclonique, la veine d'eau atlantique suit le talus continental africain. Puis , soit forme un
méandre vers la côte espagnole (Lanoix, 1974) soit se maintient près de la côte africaine
(Cheney, Doblar, 1982). L'imagerie satellitaire suggère que, la plupart du temps, la circulation
est anticyclonique avec une veine bien définie coulant la côte espagnole et traversant du Cap
de Ga ta (~ 2°W) aux environs d'Oran en Algérie ( ~ 1°W). La majeure partie de l'écoulement
progresse ensuite vers l'est, tandis qu'une petite partie tourne vers l'ouest, fermant ainsi un
gyre anticyclonique. À certaines occasions, la circulation peut être plus complexe, avec
l'écoulement de l'eau de l'Atlantique à travers la mer se divisant en plusieurs branches.
Dans le bassin algérien, à savoir entre les îles Baléares, la Sardaigne et l'Algérie, il est depuis
longtemps évident que les courants géostrophiques présentent une grande variabilité spatiale
(Lacombe, Tchernia, 1972).Elle suit la côte Algérienne jusqu‟au détroit de Sicile où elle se
sépare en deux branches. Les deux tiers du courant entrent dans le bassin oriental alors que le
reste s‟engouffre en mer Tyrrhénienne (Sammari et al. 1999).A l'intérieur du réservoir d'eau
atlantique que constitue le bassin algérien, aucun courant constant n'est susceptible de se
produire : les courants les plus intenses sont probablement associés aux tourbillons de mésoéchelle déjà décrits. Au voisinage de l'angle supérieur droit de cette retenue, à savoir dans le
secteur délimité par le front nord des Baléares et les côtes de la Sardaigne et de la Corse, les
eaux de surface sont drainées vers la mer Ligure pour former le Courant de Corse occidentale.
Comme le suggèrent d'abord les images infrarouges, les processus d'instabilité affectant ce
courant génèrent principalement des tourbillons anticycloniques de quelques dizaines de
kilomètres de diamètre (Wald, 1985). De tels événements instables se produisent tout au long
de l'année (Taupier-Letage, Millot, 1986) et sont limités en profondeur (Millot, 1987). Les
eaux de surface s'écoulant vers le nord de part et d'autre de la Corse dans des flux à peu près
équivalents se connectent, interagissent de manière turbulente (Salusti, Santoleri, 1984) et se
mélangent dans le Golfe de Gênes pour former le courant ligure. L'eau orientale est plus
chaude et plus salée que l'eau occidentale, les deux étant plus denses que l'eau pure de
l'Atlantique.
La MAW se dirige alors vers le nord en suivant la côte italienne jusqu‟au canal de Corse.
Une partie rebrousse chemin, longe la Corse et la Sardaigne vers le sud, pénètre dans le bassin
Algérien et remonte vers le nord formant le courant Ouest-Corse. Il fusionne en mer Ligure
avec l‟autre partie qui a traversé le canal de Corse. Le courant Nord (1.1 − 1.9Sv) se forme
alors et suit les côtes italiennes, françaises puis espagnoles jusqu‟en mer des Baléares
(Sammari et al. 1995, Alberola et al. 1995). Une partie est alors déviée vers le sud et
s‟écouleà l‟est de Minorque puis au sud des îles Baléares alors que l‟autre partie forme le
