CHAPITRE I: GÉNÉRALITÉS
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Les organismes et communautés benthiques, se révèlent être particulièrement adaptés pour
l’évaluation de l’état des écosystèmes dans lesquels ils se développent (PEARSON et
ROSENBERG, 1978 ; GRAY et PEARSON, 1982 ; WARWICK, 1986 ; DAUER, 1993 ;
WARWICK, 1993 ; FANO et al, 2003).
Elles peuvent apporter des informations précieuses sur l’état des milieux aquatiques, en raison
de leur sessilité, qui les empêche de fuir les perturbations du milieu, et qui permet, de surcroît,
de donner une illustration fiable de leur habitat, contrairement aux espèces vagiles (ex. :
poissons, etc.).
Les peuplements multispécifiques répondent différemment aux perturbations du milieu, du fait
de la différence des sensibilités des espèces qui les composent, ce qui se répercute sur leurs
structures, d’où, par exemple, la différence de poids des groupes fonctionnels au sein du
peuplement, lesquels caractérisent, possiblement, les niveaux de perturbation du milieu.
Ayant pour la plupart un cycle de vie assez court, les organismes benthiques intègrent les effets
d’une pollution ponctuelle pouvant disparaitre d’une année à l’autre ; cette durée de vie reste
cependant suffisamment longue pour que les effets des perturbations cumulées sur une saison
puissent être observés (GRALL et COÏC, 2006).
Selon BALLESTEROS et al. (2007), le macrophytobenthos est considéré comme un excellent
indice de la qualité de l’eau. Ce dernier a prouvé son efficacité dans de nombreux écosystèmes pour
déterminer la pollution dans les environnements marins (BERMEJO et al., 2012).
En tant que base principale de la production primaire dans la plupart des hydrosystèmes, donc
la base du réseau trophique, les macroalgues reflètent le niveau et l’état de fonctionnement du
système, et sont susceptibles de renseigner sur un dérèglement de l’ensemble des flux de
matières et d’énergie caractérisant ce réseau (CHAUVIN et al., 2014).
Ces critères biologiques, intégrant un ensemble de facteurs dans le temps, sont donc plus
représentatifs de l’évolution des stress à long terme que les analyses d’échantillons d’eau.
L’application de la Directive européenne Cadre sur l’Eau (DCE) requière en effet, l’évaluation
de l’état écologique des eaux de surface afin de mettre en œuvre des mesures de gestion ; trois
cas de figure ont été posés, en prenant en considération les macrophytes (Tab.1) :
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