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INTRODUCTION
Depuis les dernières décennies, les écosystèmes marins sont confrontés à des perturbations
sévères d’origines naturelle et/ou anthropique. Les côtes algériennes n’échappent
malheureusement pas à cette règle, et se trouvent être le réceptacle ultime de pollutions
d'origines diverses (BOUTIBA et al., 2003 ; GRIMES, 2003 ; TALEB et al., 2007, 2009 ;
HOUMA et al., 2013 ; BELKACEM et al., 2016). Elles sont désormais considérées comme
l’une des plus peuplées du bassin méditerranéen.
L’évaluation de la qualité des eaux littorales et le suivi des impacts des activités anthropiques
sur le milieu marin s’avèrent être d’une extrême nécessité ; si ceux-ci étaient longtemps limités
à la mesure de paramètres physico-chimiques de l’eau, on peut compter désormais sur
l’alternative qu’offrent les indicateurs biologiques, qui présentent l’avantage d’être, à la fois
descripteurs de l’état écologique et éléments susceptibles d’intégrer, à long terme, les effets de
quelques stress de l’environnement ambiant.
Le macrophytobenthos est connu pour être un excellent indicateur de la qualité des eaux
(PINEDO et al., 2007), d’où la multitude de méthodologies préconisées afin de bioévaluer la
qualité des masses d’eaux côtières.
L'évaluation biologique de la qualité des eaux en Algérie avait commencé par l’étude de
l’impact de la pollution sur la fraction algale des peuplements benthiques, ainsi que la mise en
évidence d’espèces ou groupes d’espèces indicatrices de pollution, en fonction de leur
disparition, ou de leur prolifération, en relation avec la qualité des eaux marines côtières
(KADARI-MEZIANE, 1994 ; OULD-AHMED, 1994 ; SERIDI, 2007 et SERIDI et al.,
2007 ; BENALI, 2010 ; KARALI, 2010 ; KABRANE, 2012). CHABANE (2019) a étudié
dans un aspect spatio-temporel la biodiversité et le fonctionnement des peuplements algaux
benthiques des côtes algéroises, en utilisant l'indice d’évaluation écologique EEI-c pour la
surveillance des masses d’eaux marines.
BENBIDA (2020) s’est intéressée à l’étude de la dynamique temporelle (saisonnière) du
peuplement macrophytique de la station Ilot (Ain Benian), afin d’établir le lien de causalité avec
la qualité des eaux côtières, en s’aidant de l’indice biotique EEI-c.
Dans la même optique, le présent travail porte sur l’étude structurale et fonctionnelle des
peuplements macroalgaux infralittoraux des stations Ain Tagourait et Bou Ismail, suivant un
gradient spatial d’anthropisation. Il est à rappeler que ce travail a eu lieu sous la contrainte du
protocole sanitaire associé à la pandémie COVID 19.
INTRODUCTION
Depuis les dernières décennies, les écosystèmes marins sont confrontés à des perturbations
sévères d’origines naturelle et/ou anthropique. Les côtes algériennes n’échappent
malheureusement pas à cette règle, et se trouvent être le réceptacle ultime de pollutions
d'origines diverses (BOUTIBA et al., 2003 ; GRIMES, 2003 ; TALEB et al., 2007, 2009 ;
HOUMA et al., 2013 ; BELKACEM et al., 2016). Elles sont désormais considérées comme
l’une des plus peuplées du bassin méditerranéen.
L’évaluation de la qualité des eaux littorales et le suivi des impacts des activités anthropiques
sur le milieu marin s’avèrent être d’une extrême nécessité ; si ceux-ci étaient longtemps limités
à la mesure de paramètres physico-chimiques de l’eau, on peut compter désormais sur
l’alternative qu’offrent les indicateurs biologiques, qui présentent l’avantage d’être, à la fois
descripteurs de l’état écologique et éléments susceptibles d’intégrer, à long terme, les effets de
quelques stress de l’environnement ambiant.
Le macrophytobenthos est connu pour être un excellent indicateur de la qualité des eaux
(PINEDO et al., 2007), d’où la multitude de méthodologies préconisées afin de bioévaluer la
qualité des masses d’eaux côtières.
L'évaluation biologique de la qualité des eaux en Algérie avait commencé par l’étude de
l’impact de la pollution sur la fraction algale des peuplements benthiques, ainsi que la mise en
évidence d’espèces ou groupes d’espèces indicatrices de pollution, en fonction de leur
disparition, ou de leur prolifération, en relation avec la qualité des eaux marines côtières
(KADARI-MEZIANE, 1994 ; OULD-AHMED, 1994 ; SERIDI, 2007 et SERIDI et al.,
2007 ; BENALI, 2010 ; KARALI, 2010 ; KABRANE, 2012). CHABANE (2019) a étudié
dans un aspect spatio-temporel la biodiversité et le fonctionnement des peuplements algaux
benthiques des côtes algéroises, en utilisant l'indice d’évaluation écologique EEI-c pour la
surveillance des masses d’eaux marines.
BENBIDA (2020) s’est intéressée à l’étude de la dynamique temporelle (saisonnière) du
peuplement macrophytique de la station Ilot (Ain Benian), afin d’établir le lien de causalité avec
la qualité des eaux côtières, en s’aidant de l’indice biotique EEI-c.
Dans la même optique, le présent travail porte sur l’étude structurale et fonctionnelle des
peuplements macroalgaux infralittoraux des stations Ain Tagourait et Bou Ismail, suivant un
gradient spatial d’anthropisation. Il est à rappeler que ce travail a eu lieu sous la contrainte du
protocole sanitaire associé à la pandémie COVID 19.
