Partie II
Chapitre 1 : Variation spatio-temporelle du rivage de Cherchell
83
Introduction
L’érosion côtière est un risque naturel qui affecte l’ensemble du littoral mondial, surtout ces
dernières années. Cette érosion, allant de 1 cm/an à 10 m/an, touche près de 80 % des côtes
basses [Pilkey et Hume, 2001]. Actuellement, 70% des plages sableuses du littoral mondial
sont en voie d’amaigrissement, 20% sont stables et seulement 10% s’engraissent [Appeaning
Addo et al., 2011; Bird, 1985; Paskoff, 1998]. Récemment plusieurs études ont été menées
dans le but d’analyser la variation de la ligne de rivage [Appeaning Addo et al., 2011; Maiti et
Bhattacharya, 2009; Moussaid et al., 2015; Zuzek et al., 2003].
L’Algérie s’intéresse ces dernières années à l’étude de l’érosion de ses côtes, car elle est
devenue un problème sérieux qui menace les populations qui vivent sur le littoral, sachant que
la bande littorale reçoit 80% de la population [Ayadi et al., 2016; Bouakline, 2009;
Bouakline, 2009; Otmani et al., 2020; Otmani, 2020; Kermani et al., 2016].
L'objectif de cette étude est de retracer l'évolution passée des plages du littoral de Cherchell
pour une période mi- séculaire allante de 1959 à 2017, à l’aide des photos aériennes (1959,
1980, 1996) et des images satellitaires (2009, 2013 et 2017) intégrées dans un système
d’informations géographiques (SIG).
1. Données et méthodes
1.1. Méthodologie adopté pour l’étude de la cinématique côtière
La méthodologie adoptée dans le cadre de ce travail s’inspire de nombreux travaux existant
en matière d’analyse diachronique de l’évolution des littoraux à l’échelle historique [Crowell
et al., 1991; Dolan et al., 1991; Dolan et al., 1980; Moore, 2000].
Depuis longtemps, la méthode de la photo-interprétation a été appliquée pour l'étude des
processus côtiers, car elle apporte une vision globale et synoptique du trait de côte. La fiabilité
des résultats obtenus [Crowell et al., 1991; Dolan et al., 1991], amène un grand nombre de
chercheurs à utiliser cette technique. L’examen permet une vision globale et rétrospective des
phénomènes avec la mise en évidence de la mobilité du rivage et des transferts sédimentaires,
ainsi que la cinématique du trait de côte [Ayadi et al., 2016; Bouakline, 2009; Bouakline,
2009; El Moutchou, 1995; Kermani et al., 2016; Malek, 1995; McBride et Byrnes, 1997;
Otmani et al., 2020; Otmani, 2020; Suanez, 1997; Suanez et Simon, 1997; Suanez et
Provansal, 1998]. Cette méthode repose sur quatre principes qui se résume succinctement par
:
Assemblage des photographies aériennes disponibles et d’images satellitaires, dans
une mosaïque qui couvre la totalité de la zone d’étude.
Chapitre 1 : Variation spatio-temporelle du rivage de Cherchell
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Introduction
L’érosion côtière est un risque naturel qui affecte l’ensemble du littoral mondial, surtout ces
dernières années. Cette érosion, allant de 1 cm/an à 10 m/an, touche près de 80 % des côtes
basses [Pilkey et Hume, 2001]. Actuellement, 70% des plages sableuses du littoral mondial
sont en voie d’amaigrissement, 20% sont stables et seulement 10% s’engraissent [Appeaning
Addo et al., 2011; Bird, 1985; Paskoff, 1998]. Récemment plusieurs études ont été menées
dans le but d’analyser la variation de la ligne de rivage [Appeaning Addo et al., 2011; Maiti et
Bhattacharya, 2009; Moussaid et al., 2015; Zuzek et al., 2003].
L’Algérie s’intéresse ces dernières années à l’étude de l’érosion de ses côtes, car elle est
devenue un problème sérieux qui menace les populations qui vivent sur le littoral, sachant que
la bande littorale reçoit 80% de la population [Ayadi et al., 2016; Bouakline, 2009;
Bouakline, 2009; Otmani et al., 2020; Otmani, 2020; Kermani et al., 2016].
L'objectif de cette étude est de retracer l'évolution passée des plages du littoral de Cherchell
pour une période mi- séculaire allante de 1959 à 2017, à l’aide des photos aériennes (1959,
1980, 1996) et des images satellitaires (2009, 2013 et 2017) intégrées dans un système
d’informations géographiques (SIG).
1. Données et méthodes
1.1. Méthodologie adopté pour l’étude de la cinématique côtière
La méthodologie adoptée dans le cadre de ce travail s’inspire de nombreux travaux existant
en matière d’analyse diachronique de l’évolution des littoraux à l’échelle historique [Crowell
et al., 1991; Dolan et al., 1991; Dolan et al., 1980; Moore, 2000].
Depuis longtemps, la méthode de la photo-interprétation a été appliquée pour l'étude des
processus côtiers, car elle apporte une vision globale et synoptique du trait de côte. La fiabilité
des résultats obtenus [Crowell et al., 1991; Dolan et al., 1991], amène un grand nombre de
chercheurs à utiliser cette technique. L’examen permet une vision globale et rétrospective des
phénomènes avec la mise en évidence de la mobilité du rivage et des transferts sédimentaires,
ainsi que la cinématique du trait de côte [Ayadi et al., 2016; Bouakline, 2009; Bouakline,
2009; El Moutchou, 1995; Kermani et al., 2016; Malek, 1995; McBride et Byrnes, 1997;
Otmani et al., 2020; Otmani, 2020; Suanez, 1997; Suanez et Simon, 1997; Suanez et
Provansal, 1998]. Cette méthode repose sur quatre principes qui se résume succinctement par
:
Assemblage des photographies aériennes disponibles et d’images satellitaires, dans
une mosaïque qui couvre la totalité de la zone d’étude.
