Partie I : Cadre conceptuel
Chapitre 2 : Généralités sur la zone d’étude
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4.3. Hydrogéologie
Toutes les études réalisées sur la région de Cherchell montrent que la seule formation
intéressante du point de vue hydrogéologique est représentée par le remplissage alluvionnaire
d’âge Plio-Quaternaire de la plaine d’oued El Hachem. Ces dépôts sont essentiellement des
galets et des graviers avec argiles rouges à galets au sommet et argiles sableuses avec
quelques intercalations de lits de graviers à la base. L’ensemble repose sur un substratum
imperméable constitué essentiellement par des marnes du crétacé et des calcaires de l’Éocène
[Maamar, 2004]. Les formations de l’aquifère sont recouvertes par des roches sédimentaires
très érodables, à l’origine de la grande sensibilité des sols de la région. Il s’agit là
essentiellement de schistes, marnes tendres à schisteuses et de calcaire (Fig.20). Ses dépôts
provenant des reliefs de Djebel Boumâad [Maamar, 2004].
La prospection électrique réalisée par la compagne générale de géophysique en 1996, dans la
plaine de Cherchell, met en évidence l’existence de plusieurs terrains électriquement distincts
(Fig.21) :
 Un substratum pliocène d’une résistivité de 3 ohm.m ;
 Un niveau grossier de résistivité de 50 à 60 ohm.m représenté par le réservoir
aquifère ;
 Un niveau supérieur fin de résistivité qui varie de 5 à 10 ohm.m indiquant un
matériel plus fin d’une épaisseur de 17 m, avec des passages grossiers vers le
centre de la plaine.
L’aquifère de Cherchell s’étale sur une longueur de 8 km couvre une superficie moyenne de
13 km² (1300 ha),
- son réservoir d’eau est de 44 hm
3 ,
- sa capacité est de 200 hm
3 ,
- la durée de renouvellement de l’aquifère est de 9,48 ans [Khadidja, 2018; Mancet,
1972] ;
- le gradient hydraulique varie de 10 ‰ à 22 ‰,
- sa perméabilité varie de 6 x 10
-4 à 1.2 x 10
-2 m/s [Khadidja, 2018],
- la transmissivité varie de 10
-3 et 5*10
-3 m
2 /s [Mancet, 1972].
- La réserve exploitable de l’aquifère (Q) est de 50 m
3 /h à 100 m
3 /h au sud et au centre
et de 10 m
3 /h à 50 m
3 /h au Nord [Mancet, 1972].
- Les niveaux piézométriques au-dessus de niveau de la mer augmentent du Nord au
Sud, allant de 0,8 m au Nord et 16 m au Sud [Mancet, 1972].
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