Partie I : Cadre conceptuel
Chapitre 1 : Synthèse bibliographique
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puisse sans attendre commencer à intégrer la variable climatique dans la prospective
territoriale. C’est la perspective dans laquelle se situe le présent ouvrage ; et à laquelle il
apporte une contribution à ce stade très modeste : faire un état des lieux des savoirs
scientifiques sur les risques naturels auxquels sont exposés les espaces littoraux et sur les
conséquences physiques attendues. Les risques pour le littoral sont d’autant plus difficiles à
prévoir que les phénomènes sont interdépendants et leurs effets se combinent : une élévation
du niveau marin peut, par exemple, se conjuguer avec des survenues de tempêtes et des
phénomènes de forte marée. Ce sont ces combinaisons de phénomènes qui vont configurer les
menaces de submersion, d’érosion et de salinisation des sols et des aquifères, qui constituent
les trois principales conséquences de l’élévation du niveau de la mer [Achab et al., 2014]. La
conjugaison de ces menaces induira des impacts sur les milieux marins et littoraux, sur les
ressources (eau, espace, biodiversité…), et enfin sur les activités humaines qui en dépendent.
Il existe donc une chaîne d’impacts très active qui explique pourquoi les grandes tendances
climatiques (température, précipitation, niveau de la mer) menacent la vie des hommes sur les
littoraux du monde. Une telle situation, combinée avec les incertitudes économiques et
démographiques, induit un besoin de travaux de prospective territoriale, pour apprécier les
risques potentiels et se prémunir de leurs conséquences.
Les nappes phréatiques côtières constituent un enjeu majeur pour l’alimentation en eau
potable des populations locales, pour l’irrigation, mais aussi pour les équilibres des
écosystèmes de surface qui en dépendent. Pour ces masses d’eau stratégiques, l’avènement du
changement climatique est une source d’inquiétude croissante à plusieurs titres : les
modifications annoncées de la pluviométrie affecteront la balance recharge-prélèvements des
nappes, tandis qu’elles pourraient accroître dans le même temps les besoins sociétaux en eau –
par le fait d’une irrigation accrue notamment [Niazi, 2007]. Cette approche a été effectuée
dans la région de Cherchell pour voir l’impact de l’intrusion marine sur l’aquifère. De plus
l’élévation du niveau de la mer pourrait majorer le risque d’intrusions marines dans les
nappes. Ce travail s’est appuyé au préalable sur une caractérisation des sites d’étude, marqués
par la présence aquifère exploitée pour l’eau potable et l’irrigation.
L’approche des études effectuée dans ce travail est basée sur la géomatique qui est définie
comme étant : « l’ensemble des applications de l’informatique au traitement des données
géographiques, et en particulier à la cartographie » (Glossaire français de cartographie).
Etymologiquement, le mot est formé du préfixe géo, qui veut dire la Terre, ou diminutif de
géographie – et du suffixe matique – provenant du mot informatique (ou encore automatique).
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