Chapitre I
Généralités
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La population est caractérisée par une répartition déséquilibrée sur le territoire
national, environ les deux tiers de la population algérienne sont concentrés sur le littoral qui
représente 4% du territoire seulement, tandis que 8% de la population est dispersée à travers
le Sahara qui s’étend sur 87% du territoire national. En 1998, la population des wilayas
littorales est estimée à 12 564 151 habitants soit 43% de la population nationale, résidant en
permanence sur une bande du littoral de 50 kilomètres de profondeur (ONS RGPH, 1998).
Cette forte concentration démographique a entraîné une urbanisation démesurée. Cette
urbanisation s’est développée au détriment du foncier agricole, les surfaces concédées par
l’agriculture ont été évaluées à 8 790 hectares à la Mitidja, 2 850 hectares dans les collines
du Sahel, 1 010 hectares dans les plateaux côtiers du centre et 5 470 dans la région oranaise.
A elles seules ces régions littorales autour des trois principales villes côtières ont perdu 17%
du total de leurs terres agricoles. Les sites naturels (plages, dunes..) autour des grandes
agglomérations et périmètres industriels côtiers (Alger, Oran, Annaba) n’ont pas été
épargnés non plus.
L’activité pétrolière est une activité positive et souhaitable, essentielle pour le
développement social et économique du pays. Cependant, elle s’est accaparée des meilleurs
sites littoraux et s’est développée au détriment des autres usages liés à la mer. Elle peut, en
outre, comporter des risques réels pour les agglomérations limitrophes et le milieu marin et
générer des déchets, des émissions de gaz toxiques et d’eaux usées polluées. La zone compte
deux zones pétrochimiques importantes, la première située à Arzew à l’Ouest de l’Algérie
et la seconde à Skikda à l’Est.
Le littoral Algérien recèle d’atouts indéniables favorables à l’activité touristique.
Depuis l’indépendance, et contrairement aux autres pays du pourtour méditerranéen,
l’Algérie n’a pas accordé au secteur du tourisme un rôle conséquent dans ses différentes
politiques de développement. En réalité, il n’existe aucune politique qui vise à gérer et à
promouvoir le tourisme, encore moins d’une manière durable, même si en 1966 furent créées
les Zones d’Expansion Touristiques (ZET). Actuellement la majorité des ZET ont été
détournées de leur vocation initiale, leurs terrains d’assiettes ont servi pour implanter des
lotissements et des coopératives immobilières.
Le littoral Algérien est soumis à un recul important dans environ 50% des côtes dont
plus de 75% sont des plages sableuses (BOUTIBA, 2006).
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