CHAPITRE I. ETAT DE L’ART
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La variation thermique des masses d’eau, peut avoir aussi des effets sur les changements
morphologiques externes des individus (taille, nombre de tentacules) ou internes (nombre ou
taille des cellules). A titre d’exemple, une corrélation inversement proportionnelle relie les
tailles des populations de la Leptoméduses Modeeria rolunda et la température (Edwards,
1973).
La répartition de certaines genres de Medusozoa (Muggiaea, à titre d’exemple) dans les
écosystèmes néritiques est fortement liée à la salinité (Guerrero et al., 2016; Licandro et al.,
2012; Blackett et al., 2014). Ce paramètre peut aussi avoir un effet sur la reproduction de
zooplancton gélatineux; la diminution de la salinité peut déclencher un bourgeonnement
médusaire (Bouillon et al., 1993).
Selon certaines investigations, la répartition des carnivores gélatineux serait liée aux
oscillations climatiques (Lynam et al., 2004; Molinero et al., 2008; 2009). En Méditerranée,
ce lien est expliqué par le forçage de l’Oscillation Nord Atlantique (NAO). Ce phénomène
atmosphérique a des effets significatifs sur l’Europe de l’ouest, l’Afrique et l’Amérique du
nord (Stenseth et al., 2003).
Cette oscillation peut être quantifiée par un indice dénommé North Atlantic Oscillation
(NAO). Il mesure la différence de pression entre la dépression Islandaise et l’anticyclone des
Açores (Hurrell, 1995) (Fig. 8). Plus la différence de ces anomalies est importante plus la
NAO est positive. Ces fluctuations prennent plus d’amplitude pendant les mois des saisons
froides (hiver - printemps) (Stenseth et al., 2003; Molinero et al., 2005).
Elles passent d'une phase à une autre produisant de grands changements dans la vitesse, la
direction des vents et les précipitations (Hurrell, 1995; Stenseth et al., 2003).
Phase positive (NAO
+
)
Dans le bassin méditerrannéen, les précipitations sont faibles; faible apport d’eau fraiche. La
couche superficielle de la masse d’eau est sujette à d’intenses évaporations et la salinité
augmente (Fig. 8).
Phase négative (NAO
-
)
Les précipitations sont importantes; forts apports d’eau fraiche. Au niveau de la couche
superficielle, l’évaporation des eaux est très réduite. L’eau est moins dense et la salinité est
faible (Fig. 8).
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La variation thermique des masses d’eau, peut avoir aussi des effets sur les changements
morphologiques externes des individus (taille, nombre de tentacules) ou internes (nombre ou
taille des cellules). A titre d’exemple, une corrélation inversement proportionnelle relie les
tailles des populations de la Leptoméduses Modeeria rolunda et la température (Edwards,
1973).
La répartition de certaines genres de Medusozoa (Muggiaea, à titre d’exemple) dans les
écosystèmes néritiques est fortement liée à la salinité (Guerrero et al., 2016; Licandro et al.,
2012; Blackett et al., 2014). Ce paramètre peut aussi avoir un effet sur la reproduction de
zooplancton gélatineux; la diminution de la salinité peut déclencher un bourgeonnement
médusaire (Bouillon et al., 1993).
Selon certaines investigations, la répartition des carnivores gélatineux serait liée aux
oscillations climatiques (Lynam et al., 2004; Molinero et al., 2008; 2009). En Méditerranée,
ce lien est expliqué par le forçage de l’Oscillation Nord Atlantique (NAO). Ce phénomène
atmosphérique a des effets significatifs sur l’Europe de l’ouest, l’Afrique et l’Amérique du
nord (Stenseth et al., 2003).
Cette oscillation peut être quantifiée par un indice dénommé North Atlantic Oscillation
(NAO). Il mesure la différence de pression entre la dépression Islandaise et l’anticyclone des
Açores (Hurrell, 1995) (Fig. 8). Plus la différence de ces anomalies est importante plus la
NAO est positive. Ces fluctuations prennent plus d’amplitude pendant les mois des saisons
froides (hiver - printemps) (Stenseth et al., 2003; Molinero et al., 2005).
Elles passent d'une phase à une autre produisant de grands changements dans la vitesse, la
direction des vents et les précipitations (Hurrell, 1995; Stenseth et al., 2003).
Phase positive (NAO
+
)
Dans le bassin méditerrannéen, les précipitations sont faibles; faible apport d’eau fraiche. La
couche superficielle de la masse d’eau est sujette à d’intenses évaporations et la salinité
augmente (Fig. 8).
Phase négative (NAO
-
)
Les précipitations sont importantes; forts apports d’eau fraiche. Au niveau de la couche
superficielle, l’évaporation des eaux est très réduite. L’eau est moins dense et la salinité est
faible (Fig. 8).
