CHAPITRE I. ETAT DE L’ART
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a.6. Ordre des Trachymedusae (Trachyméduses)
Ce sont des Hydroméduses sans stade polype. Elles se distinguent par la nature de leurs
organes sensoriels; plus perfectionnés que ceux des Narcoméduses (Tregouboff et Rose,
1957).
L’ombrelle des Trachyméduses est ferme, parfois élevée et conique. Néanmoins, elle peut être
le plus souvent hémisphérique ou aplatie en verre de montre. Le bord est entier avec un
anneau de cnidocytes marginaux (anneau urticant). Le velum est très caractéristique; bien
développé et ses contractions font progresser les Méduses dans la masse d’eau. L’ombrelle est
rigide ne peut pas assurer cette fonction (Bouillon et Boero, 2000 a; Bouillon et al., 2006).
Les tentacules sont identiques. Ils sont soit tous pleins ou avec un nombre considérable de
creux. Les gonades se développent usuellement sur les canaux radiaires. Les statocystes sont
d’origine ectodermique, libres ou clos (Bouillon et al., 1993).
b. Classe des Scyphozoa (Scyphoméduses)
Leur cycle de développement est qualifié de complet; la phase polype est brève et la phase
Méduse est importante. La reproduction asexuée est assurée par des petits polypes
(scyphistomes) par des divisions transversales ou strobilisations (Beaumont et Grassier, 2006)
(Fig. 6).
La phase sexuée est liée à la forme Méduse. C’est le terme final de l’évolution des bourgeons
(éphyrules) qui se détachent du strobile (Bouillon et al., 1993).
Environ 190 espèces ont été récencées (Arai, 1997). Ce sont des Méduses acraspedontes; sans
velum (Tregouboff et Rose, 1957). Elles sont de grande taille et ayant une organisation plus
évoluée que celle des Hydroméduses.
L’ombrelle d’une Méduse Acalèphe est de consistance ferme. La forme indique souvent
l’ordre auquel appartient une Méduse. Le bord ombrellaire est divisé en lobes. Le festonnage
a pour résultat des rhopalies au même niveau que celles des tentacules marginaux (Fig. 6). La
rhopalie assure la régulation du rythme des pulsations. Il est composé d’un statorhabde (un
statocyste porté par un pédoncule) et d’une fossette olfactive (Tregouboff et Rose, 1957).
Leur cavité gastrique est divisée par des cloisons endodermiques incomplètes (ou toenioles).
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