INTRODUCTION
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Le zooplancton gélatineux est un groupe trés diversifié du macrozoplancton. Il est
composé de divers organismes dont le corps est translucide (concentration en eau plus de
90%). Sur le plan taxonomique, ils appartiennent à différents phylums (cnidaires,
cténophores, mollusques et prochordés).
Les peuplements du zooplancton gélatineux, étudiés lors de cette contribution, appartiennent
au phyllum des Cnidaria. Ils se répartissent sur deux classes (Hydrozoa et Scyphozoa) (Daly
et al., 2007). Celles-ci sont reliées au sous phylum des Medusozoa (Marques et Collins,
2004).
Les Medusozoa sont des carnivores considérés comme les plus abondants prédateurs
invertébrés non-crustacés (Carré et Carré, 1991; Pugh et al., 1997). Ils jouent un rôle
important dans le fonctionnement des écosystèmes pélagiques: ils contrôlent les flux
ascendant (bottom – up) et descendant (top – down) de la matière organique (West et al.,
2009; Hosia et al., 2014). Ces flux sont matérialisés par les pressions de prédations excercées
sur les proies (Copépodes, larves et œufs de poissons), l’excrétion et les produits issus de la
décomposition de la matière organique (Pitt et al., 2007; Condon et al., 2011).
Des travaux récents ont mis l’accent sur la consommation des espèces de Medusozoa par de
nombreux poissons, y compris par les espèces à grande valeur commerciale (Cardona et al.,
2012; Milisend et al., 2014). Auparavant, ces organismes ont été considérés comme une
impasse trophique. Le transfert dans le sens Medusozoa – grands prédateurs est très limité en
raison de leurs faibles valeurs nutritives (Madin et al., 1997).
Le cycle de développement des Medusozoa diffère d’un taxon à un autre (Daly et al., 2007).
Selon les conditions environnementales appropriées, ces organismes ont la capacité de se
reproduire rapidement en envahissant les zones côtières, les mers et les océans (Richardson et
al., 2009). Par conséquent, ils sont utilisés comme indicateurs hydroclimatiques. Ils
permettent l’évaluation et la quantification des changements globaux sur les écosystèmes
marins (Lynam et al., 2004; Lynam, 2006).
Durant ces dernières décennies, le caractère pullulant des organismes a été fréquemment
signalé dans l’océan mondial (Richardson et al., 2009; Malej et al., 2012; Purcell et al.,
2012). Des zones côtières ont été envahies par ces macrozoplanctontes (Richardson et al.,
2009). Ces blooms ont eu des répercussions écologiques et socio-économiques sur les zones
littorales (Palmeri et al., 2014).
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