Partie III : 1.Évaluation de la durabilité de la ZCA
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1.1.2 Conservation des dunes littorales
Incontestablement, l’artificialisation des sols au niveau de la zone PAC a eu des impacts
importants sur l’équilibre d’un grand nombre d’écosystèmes, notamment les systèmes dunaires.
Ils figurent parmi les systèmes les plus fragilisés par la littoralisation. Pourtant, ils constituent un
habitat naturel essentiel pour la protection des zones côtières, par le rôle tampon qu’ils exercent
contre l’action érosive de la mer (Moulis and Barbel, 1999) et de ce fait, elles constituent un
écosystème essentiel dans le maintien de l’équilibre littoral.
Or d’importantes pertes ont été enregistrées depuis des décennies. En 1987, la surface des
espaces dunaires dans la ZCA était estimée à 816 ha. En 2001 et 2003, les surfaces été évaluées à
271 et 245 ha. En 2017, l’estimation de la valeur est de 115 ha (fig.47). Elle correspond à la
valeur du scénario tendanciel envisagé en 2003 par les experts du PAC. Les actions prévues pour
atteindre le scénario alternatif de 2017 (550 ha), afin de sauvegarder et restaurer les dunes
littorales n’ont pas été mises en œuvre. Pire encore, l’artificialisation des sols au détriment des
zones dunaires a complètement fait disparaître la majorité des écosystèmes dunaire dans les
dernières décennies. Selon une étude faite sur la partie est de la baie d’Alger, les pertes de
surfaces dunaires ont été estimées à 69%. Des opérations de défrichement ont été réalisées entre
1960 et 1985, à raison de 24 Ha/an. Ce taux de défrichement, même s’il a baissé (13,4 ha/an
entre 1985 et 2000 et 13.6 ha/an entre 2000 et 2017), reste très alarmant (fig. 45) (Otmani et al.,
2019).
Figure 32 : Évolution de l’urbanisation des espaces dunaires dans l’est de la baie d’Alger
(Otmani et al., 2019).
Cette évolution tient principalement à l’urbanisation des plages, donc au blocage des échanges
transversaux entre les différents parties du littoral, comme démontré par (Otmani et al., 2019).
Par ailleurs, les systèmes dunaires sont aussi fragilisés par l’extraction du sable, activité
répandue sur toutes les plages sableuses de la zone algéroise (fig.46). En 2006, au sein des plages
de Mazafran (Zéralda) et Palm Beach (Staoueli), une intensité d’extraction de 50% a été
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La gestion intégrée de la zone côtière algéroise - 83/209

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