Partie III : 1.Évaluation de la durabilité de la ZCA
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Partie III : Résultats et discussion
1. Evaluation de la durabilité de la ZCA
1.1 Mise à jour des indicateurs PAC en 2017
Une actualisation des indicateurs proposés au niveau de l’ADSP 2003 a été effectuée, en
générant la donnée principalement à travers l’application de la télédétection et l’utilisation de
SIG, ainsi qu’en collectant la donnée au niveau des différentes administrations sectorielles
(environnement, ressources en eaux, agriculture...Etc.). Les valeurs des indicateurs des ADSP de
2003 et de 20015 sont présentées le tableau 1 en Annexe.
Afin d’analyser et de discuter la dynamique d’évolution de la ZCA entre 2003 et 2017,
description de de chaque groupe d’indicateur est présentée ci-dessous :
1.1.1 Les indicateurs relatifs à l’artificialisation des sols de la zone PAC
La ZCA a connu une importante artificialisation depuis les 3 dernières décennies. Elle fait face à
un phénomène commun : la littoralisation. Au niveau de cette étude, nous disposons d’une vision
rétrospective sur les 16 dernières années (2001- 2017). Les estimations obtenues pour les 4
indicateurs de l’artificialisation des sols de la ZCA : l’artificialisation du linéaire côtier (300m),
l’artificialisation de la bande côtière des 800m, l’artificialisation de la bande côtière des 3 km et
l’artificialisation de la zone algéroise (comprenant les 4 wilayas de la zone PAC) sont
respectivement de : 61 %, 54%, 51% et 41% (fig 36).
La ZCA a commencé à être complètement transformée avec l'arrivée des Français (Kateb, 2003).
Le relief de la ZCA étant en partie bas, il regroupait de nombreuses zones humides côtières. Une
grande partie de ces terres ont été asséchées (poldérisation) afin qu’elle puisse servir aux
différentes activités économiques. La population de la région PAC était principalement rurale,
concentrée dans les montagnes et les plaines de la Mitidja. Elle a été progressivement transférée
au niveau de la bande littorale. Après l'indépendance (1962), ce phénomène s'est intensifié par
une importante migration des populations rurales vers les grandes villes, où les principales zones
d’activité socio-économiques ont été installées. La pression démographique croissante au niveau
de la ZCA est notamment due à la période d’instabilité sécuritaire au cours des années 1990,
qui a contraint la population à un déplacement massif de populations vers les villes du nord. Ces
installations massives sur le littoral ont favorisé l’apparition et la dispersion des habitats
précaires dans zones périurbaines. Cette situation a mené l’état algérien à mettre en place des
politiques publiques afin d’éradiquer ces installations, notamment à travers l’opération de
Résorption de l’habitat précaire entre 1998 et 2002, à travers de nombreux programmes de
logement (AADL, LSP…etc.) (Madani, 2012 ; Otmani et al., 2019 ; Rabehi et al., 2019).
La population de la wilaya d'Alger a augmenté de 43% en 10 ans (1988-1998). Les wilayas de
Boumerdes et Tipaza ont respectivement des taux de croissance de 19,5 % et les 12,8% (ONS,
2008). Une forte pression s'exerçait sur la wilaya d'Alger, qui a conduit à une " diffusion de la
population dans les wilayas voisines " (Boumerdes et Tipaza) " (Safar Zitoun, 2009).
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