PARTIE I : Généralités et concepts fondamentaux
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communes côtières. Cela a aussi entraîné une importante artificialisation des sols. Ce
phénomène, qui a consommé 15.000 hectares de terres agricoles de grande valeur agronomique
(MATE/CARPAP, 2004), se traduit par l’extension des tissus urbains, l’accroissement rapide
des petites agglomérations et l’émergence de nouvelles localités. Une importante part du
foncier agricole a ainsi été consommée dans la wilaya d'Alger au cours des deux dernières
décennies et les wilayas limitrophes (Tipaza et Boumerdes) tendent vers le même scénario
(SNGIZC, 2013).
- Cette importante occupation de l’espace de la ZCA engendre de nombreuses pressions,
notamment en termes de pollution. Même si quelques stations d’épuration ont été installées, de
nombreux rejets d’eaux usées urbaines ou industrielles sont retrouvés tout au long de la côte.
- L’hypercentralisation des activités économiques : la zone industrielle Rouïba-Réghaia, l’une
des plus importantes du pays se trouve à l’Est d’Alger. Elle a un important impact sur le lac de
Réghaia, l’une des dernières zones humides de la wilaya, dont l'important patrimoine
écologique justifie jusqu'à présent son statut international de site Ramsar et son processus de
classement en aire marine protégée. A Boumerdes et à Tipaza, en plus des implantations
industrielles agroalimentaires, d’engrais et d’amendement agricoles, plusieurs infrastructures
industrielles ont été installées sur le littoral pour répondre à l'accroissement des besoins
énergétiques et en eau potable : centrales thermiques à Damous (Tipaza) et Djinet
(Boumerdes), stations de dessalement d’eau de mer à Fouka (Tipaza) et El Hamma (Alger).
- Pressions en mer : la pêche constitue une des activités ayant le plus fort impact sur la
biodiversité. Plusieurs types de pêches sont pratiqués : la pêche artisanale, la pêche à la senne,
la pêche au chalut et la pêche de loisir. De nombreuses espèces démersales de la zone PAC
indiquent une situation de surexploitation. Pendant des décennies, la pression de pêche s'est
concentrée sur les mêmes zones de pêche, ce qui a grandement contribué à la diminution des
stocks halieutiques. Néanmoins, il faut souligner que 48 espèces d’intérêt écologique majeur y
restent recensées (MATE/CARPAP, 2005).
- Protection des espaces côtiers : dans l’optique de protéger les espaces naturels restant de la
ZCA, des projets d’Aires Marines Protégées (AMP) sont développés
par le gouvernement,
notamment au niveau du Lac de Réghaia, des anses de Kouali et du mont Chenoua. Le
patrimoine culturel est aussi remarquable, avec la présence de nombreux sites historiques et
archéologiques tout au long de la côte des 3 wilayas. La figure 5, résume une partie des
activités et enjeux (non-exhaustive) existants au niveau de la ZCA.
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La gestion intégrée de la zone côtière algéroise - 26/209

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