Introduction
al.,2010 ; Cooper, 2011 ; Kosyan and Velikova ;2018). Ce processus vise donc à privilégier le «
bon usage » des nombreuses opportunités qu’offre la zone côtière. La gestion intégrée des zones
côtières apparaît ainsi comme l’instrument privilégié du développement durable de cet "écosocio-système" complexe, en réconciliant développement et bon état écologique des ressources,
et en liant les questions environnementales, économiques et sociales (Olsen, 1998 ; Denis and
Henocque, 2001). C'est un concept basé sur le constat que seule une approche systémique
permettrait de prendre en compte la complexité du littoral. Il traduit un processus dynamique et
itératif, où la connaissance et la gouvernance s’avèrent et sont reconnues comme piliers
complémentaires (Henocque, 2006).
Le littoral algérien, plus particulièrement la Zone Côtière Algéroise (ZCA), qui se situe entre
promontoire du Chénoua à l’Ouest jusqu’à Cap Djinet à l’Est, regroupant 4 wilayas (Alger,
Blida, Boumerdes et Tipaza), subit d’innombrables pressions. Convoitises, menaces, risques,
surexploitations, conflits d’usages : autant de termes qui semblent actuellement et depuis
plusieurs années s’associer au littoral algérois. Territoire à multiples enjeux, à la fois écologiques
et socio-économiques, la zone côtière algéroise, se présente comme un exemple d’évaluation du
territoire et de prospective territoriale, susceptible de fournir des éclairages pour la gestion
intégrée de son milieu marin côtier et de ses ressources.
La zone algéroise est l’un des principaux territoires à l’échelle nationale à avoir eu de
nombreuses expériences en GIZC : Le PAC algérois en 2001, le projet A.M.I.S (Algerian
Integrated Management Strategy – wilaya d’Alger en 2008), par exemple. Ces projets ont été
réalisés à des échelles régionales. D’autres actions ont été menées à des échelles locales, comme
le Plan Côtier de Réghaia (PCR en 2017), ainsi que d’autres actions locales, actuellement lancées
à des fins de classement, notamment aux anses de Kouali et du mont Chenoua (Tipaza).
De nombreuses méthodologies et outils existent afin d’évaluer la durabilité des territoires. La
Zone Côtière Algéroise (ZCA) ayant déjà connu un exercice d’évaluation et de prospective en
2003, lors de la réalisation du Plan d’Aménagement Côtier (PAC). Il offre de ce fait un cadre
méthodologique intéressant afin d’évaluer la situation de durabilité de la zone, d’étudier les
tendances d’évolution depuis ces 15 dernières années ainsi que de comprendre l’évolution du
processus GIZC au niveau de la ZCA.
Sur le plan académique, de nombreuses méthodologies d’évaluations ont été appliquées au
niveau international et méditerranéen. L’évaluation post-projet et processus est un point capital
pour la réussite de toute démarche. L’évaluation est définit selon (Patton, 1997), comme étant
« la collecte systématique d'informations sur les activités, les caractéristiques et les résultats des
programmes afin de porter des appréciations sur le programme, d'améliorer son efficacité et/ou
éclairer les décisions à venir ». Cela dans le but de percevoir les effets positifs ayant émané des
diverses expériences, ainsi que de mettre la lumière sur les vides et les manques qui restent à
combler. Dans ce sens, très peu d’actions d’évaluation ont été menées au niveau de la ZCA. Sur
un autre registre, les outils et les instruments d’évaluations paraissent encore insuffisamment
élaborés pour le contexte d’étude.
De ce constat, la question principale à laquelle ce travail de recherche tente de répondre est la
suivante : Comment le concept de la GIZC est mise en œuvre au sein du contexte de
gouvernance algérien ? Les travaux de recherche s’inscrivent dans une démarche
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La gestion intégrée de la zone côtière algéroise - 16/209

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