Chapitre I
Généralités
5
1.2. Topographie sous-marine
La nature des fonds de la côte algérienne est essentiellement rocheuse. La topographie sous-marine
correspond à celle de la côte (Lalami-Taleb, 1970).
Au niveau de la baie d’Alger, le fond est en pente douce uniforme, de l’isobathe 0 à celui des 100
m. La distance séparant ces deux isobathes est d’environ 8,5 km. Cette baie semi-circulaire est
particulièrement exposée aux rejets urbains et industriels drainés par les eaux d’oued El Harrach
au Centre et oued El Hamiz à l’Est (Messili, 2004).
Selon Vaissière et Fredj (1963), le plateau continental de la baie d’Alger est étroit à l'Ouest (1,5
mille) ; à l'Est, il devient un peu plus large (2 milles). Cette figure montre une rupture de pente qui
se situe à 3 km environ vers le large. Entre les deux caps, les fonds sont de 80 à 90 m diminuant
progressivement vers oued El-Harrach. Tout au long, jusqu'à l'isobathe 20 m, le fond sous-marin
est constitué essentiellement de sable vaseux et de sable fin. Plus au large la vase occupe la plus
grande surface de la baie. Au niveau des caps la topographie des fonds change. À l'Ouest, le gravier
alterne avec les roches et les sédiments organogènes à Bryozoaires et Lamellibranches. À l'Est, les
fonds sableux sont colonisés par des herbiers à hauteur de l'oued El-Hamiz. En 1981, Bakalem et
al. à partir de l'étude des peuplements benthiques, signalent une assez importante sédimentation
dans cette région. Une grande variété d'organismes habite ces faciès (Echinides, Byozoaires,
Mollusques, Lamellibranches et Gastéropodes).
Le plateau continental de la baie de Bou-Ismail est de 509 Km
2 avec 70% de la surface qui est
chalutable (Chavance et al., 1986). Le plateau continental représente une inflexion nette autour de
l’isobathe 100 m.
Selon la carte de la couverture sédimentaire tracée par Leclaire et al. (1972), il existe trois zones
d’affleurement rocheux difficilement chalutables :
• Le prolongement du massif de Chenoua, lequel rejoint la vallée sous-marine du Ras-Nador
depuis la côte jusqu'à l'isobathe 180 m en direction Nord Nord-Est ;
• La zone entre Bouharoun et Douaouda Marine, depuis la côte jusqu'à l'isobathe 100 m ;
• Aussi depuis les fonds de 110 à 150 m au Nord de Bou-Ismail jusqu'à la hauteur de SidiFredj. (Leclaire et al., 1972).
Généralités
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1.2. Topographie sous-marine
La nature des fonds de la côte algérienne est essentiellement rocheuse. La topographie sous-marine
correspond à celle de la côte (Lalami-Taleb, 1970).
Au niveau de la baie d’Alger, le fond est en pente douce uniforme, de l’isobathe 0 à celui des 100
m. La distance séparant ces deux isobathes est d’environ 8,5 km. Cette baie semi-circulaire est
particulièrement exposée aux rejets urbains et industriels drainés par les eaux d’oued El Harrach
au Centre et oued El Hamiz à l’Est (Messili, 2004).
Selon Vaissière et Fredj (1963), le plateau continental de la baie d’Alger est étroit à l'Ouest (1,5
mille) ; à l'Est, il devient un peu plus large (2 milles). Cette figure montre une rupture de pente qui
se situe à 3 km environ vers le large. Entre les deux caps, les fonds sont de 80 à 90 m diminuant
progressivement vers oued El-Harrach. Tout au long, jusqu'à l'isobathe 20 m, le fond sous-marin
est constitué essentiellement de sable vaseux et de sable fin. Plus au large la vase occupe la plus
grande surface de la baie. Au niveau des caps la topographie des fonds change. À l'Ouest, le gravier
alterne avec les roches et les sédiments organogènes à Bryozoaires et Lamellibranches. À l'Est, les
fonds sableux sont colonisés par des herbiers à hauteur de l'oued El-Hamiz. En 1981, Bakalem et
al. à partir de l'étude des peuplements benthiques, signalent une assez importante sédimentation
dans cette région. Une grande variété d'organismes habite ces faciès (Echinides, Byozoaires,
Mollusques, Lamellibranches et Gastéropodes).
Le plateau continental de la baie de Bou-Ismail est de 509 Km
2 avec 70% de la surface qui est
chalutable (Chavance et al., 1986). Le plateau continental représente une inflexion nette autour de
l’isobathe 100 m.
Selon la carte de la couverture sédimentaire tracée par Leclaire et al. (1972), il existe trois zones
d’affleurement rocheux difficilement chalutables :
• Le prolongement du massif de Chenoua, lequel rejoint la vallée sous-marine du Ras-Nador
depuis la côte jusqu'à l'isobathe 180 m en direction Nord Nord-Est ;
• La zone entre Bouharoun et Douaouda Marine, depuis la côte jusqu'à l'isobathe 100 m ;
• Aussi depuis les fonds de 110 à 150 m au Nord de Bou-Ismail jusqu'à la hauteur de SidiFredj. (Leclaire et al., 1972).
