CHAPITRE 2
DIAGNOSTIC PHYSIQUE ET INTERACTION DE FACTEURS
80
5.5.4 Période allant de 1999 à 2019
Toutes interventions humaines excessives dans la zone côtière entrainent une accentuation de la
fragilité de cette dernière. La dégradation des dunes par les activités de pâturage anarchique, la sur
fréquentation touristique durant l’été et les activités de carrossages en dehors de la période estivale
mènent à un état d’érosion important qui a été enregistré atteignant parfois les 73,7 m avec un taux
de recul estimé à -1,81 m/an au niveau de la plage Kheloufi 1 (Annexe Ⅴ, Tableau 11).
Ces valeurs d’érosion très importantes pour la côte dunaire sont dues à la fois à des interventions
anthropiques tel que : l’extension des tissus urbains par la construction d’infrastructures au bord
de la mer tout en dégradant le système dunaire, l’extraction massive des sédiments du lit d’Oued
Beni Messous en favorisant le départ des sédiments de la plage El Bahdja et en alimentant par la
suite les secteurs adjacents avec un taux de recul maximal de –2,28m/an (Figure 71).
Par ailleurs, une accrétion remarquable a été affichée au niveau des plages protégées par les
ouvrages de protection atteignant une moyenne d’EPR de 0,36 m/an, avec un maximum enregistré
au niveau de la plage CRF Staoueli (Figure 72).
Ceci peut être expliqué d’une part par le rechargement des plages par le sable et d’autre part par
la présence d’Oued Beni Messous au niveau de la baie d’El Djamila et Mazafran dans la baie de
Bouismail qui irriguent la zone de part et d’autre charriant les sédiments vers la côte.
DIAGNOSTIC PHYSIQUE ET INTERACTION DE FACTEURS
80
5.5.4 Période allant de 1999 à 2019
Toutes interventions humaines excessives dans la zone côtière entrainent une accentuation de la
fragilité de cette dernière. La dégradation des dunes par les activités de pâturage anarchique, la sur
fréquentation touristique durant l’été et les activités de carrossages en dehors de la période estivale
mènent à un état d’érosion important qui a été enregistré atteignant parfois les 73,7 m avec un taux
de recul estimé à -1,81 m/an au niveau de la plage Kheloufi 1 (Annexe Ⅴ, Tableau 11).
Ces valeurs d’érosion très importantes pour la côte dunaire sont dues à la fois à des interventions
anthropiques tel que : l’extension des tissus urbains par la construction d’infrastructures au bord
de la mer tout en dégradant le système dunaire, l’extraction massive des sédiments du lit d’Oued
Beni Messous en favorisant le départ des sédiments de la plage El Bahdja et en alimentant par la
suite les secteurs adjacents avec un taux de recul maximal de –2,28m/an (Figure 71).
Par ailleurs, une accrétion remarquable a été affichée au niveau des plages protégées par les
ouvrages de protection atteignant une moyenne d’EPR de 0,36 m/an, avec un maximum enregistré
au niveau de la plage CRF Staoueli (Figure 72).
Ceci peut être expliqué d’une part par le rechargement des plages par le sable et d’autre part par
la présence d’Oued Beni Messous au niveau de la baie d’El Djamila et Mazafran dans la baie de
Bouismail qui irriguent la zone de part et d’autre charriant les sédiments vers la côte.
