CONCLUSION
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L’objet de cette étude est de démontrer que des biomolécules contenues dans l’alguemarine Ulva
fasciata, peut être valorisés à travers une voie à visée pharmaceutique.
Après analyse qualitative et quantitative de la matière première, ce travail se penche en premier
lieu sur l’extraction des polysaccharides sulfatés et des polyphénols puis, à l’évaluation des
activités pharmacologique.
L’évaluation complète du screening phytochimique de L’Ulva Fasciata a révélé une forte
présence des flavonoïdes, des tanins, des coumarines et des quinones. Les résultats d’extractions
des polysaccharides et polyphénols révèlent respectivement des pourcentages de (30 %) et
(27%). L’analyse quantitative par le dosage spectrophotométrique UV-visible de ces extraits a
montré en utilisant le réactif de Folin-Cioclateu pour les polyphénols totaux une teneur de
(29,23µgEQ/mg). Pour les polysaccharides en suivant la méthode de DUBOIS il en ressort une
teneur de (51,05%) du poids de l’algue sèche.
La méthode appliquée pour mesurer l’activité antioxydante de la poudre d’algue, est celle du
piégeage des radicaux libres en utilisant le 1,1'-diphényle-2 - picrylhydrazyl (DPPH
⦁ ) et le suivi
de la réaction a été effectué par colorimétrie. Cette méthode révèle 74,5 % d’inhibition du radical
libre, avec une IC50 de 600µg/ml.
L’activité antibactérienne des deux extraits a été testé in vitro en utilisant la technique de
diffusion sur milieu gélosé en comparaisons à un antibiotique commerciale (amoxicilline) sur
trois souches bactériennes à Gram positif (Staphylococcus aureus, Bacillus cereus et Listeria
monocytogenes) et trois à Gram négatif (Vibrio alginolyticus, Edwardsiella tarda et Escherichia
coli). Les résultats ont montré que mise à part la bactérie Vibrio alginolyticus, toutes les autres
souches testées ont montrés une sensibilité élevée vis-à-vis des deux extraits.
L’évaluation de l’activité antalgique de l’extrait polysaccharidique a révélé un potentiel
d’inhibition très significatif (P < 0,001) de l douleur qui est de l’ordre de 73,52%.
Les résultats obtenus montrent que l’Ulva fasciata renferme des métabolites secondaires avec
des caractéristiques thérapeutiques et pharmacologique typique qui demandent une prospection
plus poussée. Cependant, la recherche dans ce domaine reste vaste et un défi à relever, avec des
techniques plus fines et plus développées telles que la RMN, LCMS, UPLC-MC…pour l’étude
phytochimique ainsi que pour l’étude pharmacologique d’autres extraits de l’Ulva fasciata.
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