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LA
GENÈSE DES ESPÈCES ANIMALES
Les difficultés. —— Jadis on a tiré argunmnt contre
le transformisme du fait que
les très anciennes couches
'
fossilifères du cambrien ne renferment nullement des
formes primitives et simples, mais des re]_>résentants
,
de groupes
très variés, aussi complexes «le structure,
ou
presque, que les êtres actuels; mais les premiers
_
terrains
sédimentaires, l’archéen
et
le
précambrien,
déposés pendant un énorme laps de temps: au moins
le double de celui qui s‘est écoulé depuis le <:ambrien
jusqu’à nos jours, ont été presque
entier—cinont métamorphisés, si bien qu’il
a
aucune
chance de décou—
vrir des fossiles archéens; on ne commenw ;‘i trouver
'
des restes d’Algues et d’animaux qu'à la partie supé—'
rieure des couches anté—cambriennes {algonl
difficulté est donc entièrement
mais il en reste
une
autre, beaucoup plus grave.
Assurément les orthogém‘3ses s’accordcul…
très bien
avec l’idée d’évolutions a partir de
synthétiques,
.
et cela est si vrai que des théologiens qui en leur for
intérieur préféreraient sans doute le l'ixisnw ont été
contraints d’accepter au moins le transi‘ormisme res—
treint; mais il faut reconnaître que ces types synthé—
_
tiques sont bien peu nombreux et surtout bien mal
reliés entre eux : il n’y a que peu ou point d‘intermé—
__
diairés entre Poissons et Batraciens, entre Reptiles et ‘
.
_
Oiseaux; puis‘ à un échelon inférieur= entre Carnivores,
'
Rongeurs, Ruminants, Cétacés7 et enfin en descendant
'
encore
dans le
entre Insectivore banal et
Ï
Chauve—Souris, entre Simien et Homme. Si l’on essaie
”
de
traduire graphiquement les rapports des groupes
naturels,
on
gurera chacun d’eux (fig.
13, 125)
une sorte de feuille ou de buisson dont la largeur
correspond à Chaque moment du Temps au nombre
connues.
Cette fe'uille débute par
une
-
1
extrémité mince ou large correspondant a la première __
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LA
GENÈSE DES ESPÈCES ANIMALES
Les difficultés. —— Jadis on a tiré argunmnt contre
le transformisme du fait que
les très anciennes couches
'
fossilifères du cambrien ne renferment nullement des
formes primitives et simples, mais des re]_>résentants
,
de groupes
très variés, aussi complexes «le structure,
ou
presque, que les êtres actuels; mais les premiers
_
terrains
sédimentaires, l’archéen
et
le
précambrien,
déposés pendant un énorme laps de temps: au moins
le double de celui qui s‘est écoulé depuis le <:ambrien
jusqu’à nos jours, ont été presque
entier—cinont métamorphisés, si bien qu’il
a
aucune
chance de décou—
vrir des fossiles archéens; on ne commenw ;‘i trouver
'
des restes d’Algues et d’animaux qu'à la partie supé—'
rieure des couches anté—cambriennes {algonl
mais il en reste
une
autre, beaucoup plus grave.
Assurément les orthogém‘3ses s’accordcul…
très bien
avec l’idée d’évolutions a partir de
synthétiques,
.
et cela est si vrai que des théologiens qui en leur for
intérieur préféreraient sans doute le l'ixisnw ont été
contraints d’accepter au moins le transi‘ormisme res—
treint; mais il faut reconnaître que ces types synthé—
_
tiques sont bien peu nombreux et surtout bien mal
reliés entre eux : il n’y a que peu ou point d‘intermé—
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diairés entre Poissons et Batraciens, entre Reptiles et ‘
.
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Oiseaux; puis‘ à un échelon inférieur= entre Carnivores,
'
Rongeurs, Ruminants, Cétacés7 et enfin en descendant
'
encore
dans le
entre Insectivore banal et
Ï
Chauve—Souris, entre Simien et Homme. Si l’on essaie
”
de
traduire graphiquement les rapports des groupes
naturels,
on
gurera chacun d’eux (fig.
13, 125)
une sorte de feuille ou de buisson dont la largeur
correspond à Chaque moment du Temps au nombre
connues.
Cette fe'uille débute par
une
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1
extrémité mince ou large correspondant a la première __
