_
28
LA
GENÈSE DES EsrÈcns ANIMALES
'
Î
‘
première en créant le monde, à partir de cet instant,
_
‘
celui—ci évolue par
ses propres
forces (causes
_
selon le plan conçu par la Sagesse divine ; _ a un moment
_
‘
donné du Temps la Vie sortit de l’inorganique, puis se
_
développérent les espèces en progression ascendante
jusqu’à l’Homme, bourgeon terminal de l’ex-‘olution.
i
Mais que l’on croie ou non a une causalité finale de
i
l’Univers, à un Principe transcendant au monde qu’il
‘
aurait créé ou immanent à celui—ci, l’observation et
"
l’interprétation seienii/iques ne diffèrent point : les
.
_
biologistes, quelle que soit leur opinion métaphysique,
'
conviennent que tout ce qui se passe dans le monde vivant
_
relève de causes naturelles ou facteurs de l’évolution,
-
dont l’étude est l’objet de la Biologie.
l
Depuis Darwin, il y a des «. Ecoles », néo—lamarel<.iste
'
'
ou
eimérienne,
ultra—darwviniste
ou
weismannienne,
1
mutationniste, etc., qui s’éloignent des ir;lées darwi—
'
_:
niennes sur un certain nombre de points plus ou moins
Î
_
'
importants; chacune d’elles apporte sa contribution,
et même périmée, laisse sa trace : les néo—lamarckistcs,
î
,
en insistant d’une façon exagérée sur l’action évolutive
,
,
_
des
conditions
anibiantes, et les biomécaniciens de
.
l’école de W. Roux ont mis en lumière l’influence parfois
\
profonde du milieu sur l’individu (accommodation,
_
adaptation fonctionnelle, auto—const…ction) ; l’école
biométrique a laissé des habitudes de précision et d’utilcs
_
l
_
_
_
méthodes de calcul. Eimer et les paléontologistes comme
'
Çope,Waage et Depéret ont donné la notion capitale
,
'
'
des orthogénës‘es, c’est—à—dire de ces variations qui dans
:
'
' _ _une succession d’espèces dessinent une évolution sériale
‘
l _
paraissant déterminée dès son début. \Veismann nous
\
-_-’
a appris» à séparer les deux[ sortes de Variations, celles
'
.
qui ne sont pas transmissibles (accommodats ou soma—'
l
et celles qui sont héréditaires (mutations); les
28
LA
GENÈSE DES EsrÈcns ANIMALES
'
Î
‘
première en créant le monde, à partir de cet instant,
_
‘
celui—ci évolue par
ses propres
forces (causes
_
selon le plan conçu par la Sagesse divine ; _ a un moment
_
‘
donné du Temps la Vie sortit de l’inorganique, puis se
_
développérent les espèces en progression ascendante
jusqu’à l’Homme, bourgeon terminal de l’ex-‘olution.
i
Mais que l’on croie ou non a une causalité finale de
i
l’Univers, à un Principe transcendant au monde qu’il
‘
aurait créé ou immanent à celui—ci, l’observation et
"
l’interprétation seienii/iques ne diffèrent point : les
.
_
biologistes, quelle que soit leur opinion métaphysique,
'
conviennent que tout ce qui se passe dans le monde vivant
_
relève de causes naturelles ou facteurs de l’évolution,
-
dont l’étude est l’objet de la Biologie.
l
Depuis Darwin, il y a des «. Ecoles », néo—lamarel<.iste
'
'
ou
eimérienne,
ultra—darwviniste
ou
weismannienne,
1
mutationniste, etc., qui s’éloignent des ir;lées darwi—
'
_:
niennes sur un certain nombre de points plus ou moins
Î
_
'
importants; chacune d’elles apporte sa contribution,
et même périmée, laisse sa trace : les néo—lamarckistcs,
î
,
en insistant d’une façon exagérée sur l’action évolutive
,
,
_
des
conditions
anibiantes, et les biomécaniciens de
.
l’école de W. Roux ont mis en lumière l’influence parfois
\
profonde du milieu sur l’individu (accommodation,
_
adaptation fonctionnelle, auto—const…ction) ; l’école
biométrique a laissé des habitudes de précision et d’utilcs
_
l
_
_
_
méthodes de calcul. Eimer et les paléontologistes comme
'
Çope,Waage et Depéret ont donné la notion capitale
,
'
'
des orthogénës‘es, c’est—à—dire de ces variations qui dans
:
'
' _ _une succession d’espèces dessinent une évolution sériale
‘
l _
paraissant déterminée dès son début. \Veismann nous
\
-_-’
a appris» à séparer les deux[ sortes de Variations, celles
'
.
qui ne sont pas transmissibles (accommodats ou soma—'
l
et celles qui sont héréditaires (mutations); les
