lors de la régulation thermique par la réaction ensérine (dite « chair de
poule »), etc.
.
_
Fonction de « miroir
Cet aspect—la n’est certes pas décrit dans les précis -
'
.
de physiologie dermatologique, pourtant la peau contribue très large—
ment a apprécier l’état physique, physiologique, voire psychologique
et mental d’un individu. Ce rôle de « miroir» qu’on peut légitimement
lui attribuer ne joue—t—il pas jusqu’à un rôle social? Pour preuve:
,
°
La couleur de la peau. Qu’elle soit naturellement teintée, elle indique
une origine ethnique. Qu’elle soit articiellement colorée ou bronZée,
elle traduit une préoccupation sociologique.
° Autres distinctions tinctoriales : jaunâtre, elle va trahir un dysfonctionne—
.
—
ment hépatique (law jaunisse » ou ictère), pâle on suspecte une anémie,
une exogénose éthylique. ..
.
°
La peau peut tout autant constituer un miroir intérieur de l’état psycho—
]. 9 7
'
logique l’érythèmé du timide, la pâleur accompagnée de transpirations
profuses du grand angoissé, voire d’atteintes psychosomatiques (pso—
riasis, certains
etc.
'
°
Y songe—t—on? Lorsqu’on exprime des sentiments ou des états d’âme,
…
i
c’est par les muscles peauciers situés très exactement sous le plan cutané, ,
€.
dont les contractions confèrent à la peau
expressions du visage, que
5
l’on perçoit les expressions de joie, de tristesse, d’angoisse, de peur, de
_=_,‘
Colère, et tant d’autres nuances inniment
subtiles.
2
°
C’est enn et toujours par les modiéation3 conjoncturelles ou struc—
«+
turelles de la peau que l’on peut appréhender un état de fatigue ou
g
‘
-
"
l’âge d’un individu. Les ridulés et les rides de la peau jouent à cet égard
Ë
véritablement un rôle « social » capital.
C’est assurément l’ensemble de ces éléments qui justie les innombra—
bles sollicitations de soins aussi variés que sophistiqués, dont la peau
et les phanères font l’objet. Dernière en vogue”: la cosmétofood !
_
L’idée d’associer santé et beauté est probablement aussi ancienne que
l’émergence du besoin de force, de vitalité et du désir de séduire de
l’homme, de celui de santé, de capacité“à féconder et du désir d’être
séduite de la femme
=
Quant à l’idée d’utiliser les aliments comme médicaments et comme
cosmétiques ne date pas d’hier. Il y a plus de 5000 ans, Ramsès II ap:
pquait une mixture d’ail et d’oignons écrasés dans
un peu de miel sur
son crâne chauve dans l’espoir d’inverser sa calvitie.
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