V 0 l R
Couleurs eü profondeur
Les couleurs sont absorbées de
Les couleurs
_
manière sélective par l'eau. Le
_
5UffGœ
sont absorbées
rouge disparaît dès les premiers
'
par l'eau.
mètres, puis le iaune, le vert et
enn le bleu. Dès 20 ou
30 mètres, il n'y a pratiquement
'
que du bleu. A 500 mètres de
10
fond, c'est le noir absolu.
.
m
Pour restituer les couleurs
originales, il faut une source
'
lumineuse : une lampe ou un
\
phare. La différence principale
/
/
réside dans la puissance.
‘“
20 m
Une lampe fonctionne
généralement avec des piles et
\
elle éclaire avec un faisceau
:}?
/
lumineux relativement étroit.
-—f
Les phares peuvent avoir des
'
ampoules de puissance variable
LOmpes et phares
(20, 30, 50 watts ou plus) et
_
disposent d'accus qu’il tout
Ils éclairent beaucoup
les couleurs.
recharger. Notez que les phares
mieux que les lampes
‘
-
de dernière génération disposent
et leur autonomie
i.,
d'accumulateurs sans mémoire
est variable selon
'
.
'
lil est inutile de savoir si le phare
la puissance
est decharge a 50°% ou a 90 %
(de 30 a 60 minutes
,
\
avant de le recharger) et de
en général).
_
chargeurs rapides (2 a 3 heures
Bien entendu, le prix
au lieu de 10 6112 heures).
est en rapport.
[,
; °,- _- “”"EN‘6
James DUGAN raconte, dans Le livre des merveilles du monde sous—marin (Denoël, 1958),
l'émotion ressentie lorsque, pour la première fois, des plongeurs purent éclairer les fonds.
C'était en l948 a bord de l'E/ie Monnier.
«Dumas dirigea le faisceau lumineux en direction dune muraille rocheuse et
le spectacle qui s’offrit a leurs yeux les éblouit. C’était la première fois qu’il était donné
à l’homme d'admirer semblable opu/ence de couleurs. Des rideaux d'herbes couleur
de rubis, des éponges d'un jaune éclatant, des algues rouges et vertes. — Pourquoi,
s'étonna Cousteau, la nature a—t—e/Ie dispensé ces couleurs en un lieu où personne ne
peut les voir, pas même les poissons ? »
71
Précédent

- 73/196

Suivant