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LA PHOTOSYNTHÈSE
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tion sucrée tamponnée (pH constant
7,9). Les chloroplastes sont
isolés par ltration sur laine de verre. Les chloroplastes sont soumis à un
éclairement de 40 000 lux en présence :
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-
—
d’une part, d’un système permettant de détecter le moindre dégagement d’oxygène : c’est ici une'solution d’hémoglobine réduite Hb, addition—
née au milieu qui doit être maintenu sous Vide (ou en atmoSphère
dépourvue d’oxygène) pour éviter toute oxydation spontanée'd’l—Ib. La
.
_
moindre émission d’O, sera détectable au spectroscope du fait que l’Hb
réduite s’oxydera en oxyhémoglobine Hb02;
-—
d’autre part, d’un système accepieur d’électrons ou d’hydrogène, c’està-dire un système susceptible de se réduire, mais ce système est différent
_du CO2 (on opère en absence de CO,, sous vide).
HILL constate que les deux faits, le dégagement d'oxygène et la réduction du
système accepteur, sont bien liés. Le dégagement d’oxygène ne se produit que
s’il existe dansle milieu un accepteur d’électrons ou d’hydrogène. HILL,
’
initialement, réalisait l’expérience 'en ajoutant au milieu de suspension
des
chloroplaste‘s des « extraits de cellules, apport riche en facteurs
susceptibles de se réduire, mais apport incontrôlable. Par la suite, il
montre que ce sont les accepteùrs d’électrons et d’hydrogène conte—
nus dans ces' extraits qui sont indispensables et il remplace successive—
ment ces extraits par du fer ferrique Fe+++ (oxalate ferrique‘, Chro—
mate ferrique, etc.), qui se réduit alors en ”fer ferreux Fe++, par l’acide
ascorbique qui se réduit en acide déhydroascorbique, par des quinorles
réduites enhydroquinones, etc.
En Somme, ces accepteurs jouent le rôle du CO2 dans la photosynthèsenormale. L’agent réducteur accumulé sous l’action de la lumière peut
réduire diverses substances. La réaction prouve la «non-spécicité de
l’accepteur d’électron ou d’hydrogène, l’atcepteur physiologiquement normal
étant cependant le CO,.
.
Si le dégagement d’oxygène‘et la. production d’agent réducteur sont
liés, C’est qu’ils correspondent tous les deux à la' scission de la molécule d’eau.
En effet, en reprenant ces expériences avec de l’eau” H,“O, on constate
que c’est de
qui se dégage alors.
,
_
“
‘
Il y a donc de fortes raisons de penser que la réaction obtenue par
HILL, .in vitro, co‘rrespônd à la réactionphot05ÿnthétiqùe de scission de
l’eau grâce à l’énergie lumineuse. Comme cette dernière réaction, la
réaction de HILL est bloquée par les “
uréthanes. L’intensité lumineuse,
les radiations de «différentes longueurs d’onde, les éclairements intermittents agissentde la même manière sur la réaction de HILL et sur la
photosynthèse.
‘
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