LA
PHOTOSYNTHÈSE
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très particulières du granum. Une solution de chlorophylle présente in
vitro une uorescence très
intense brun
rouge.
Cette
uorescence
se
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traduit toujours par une émission dans le rouge et l’infrarouge, la bande
de uorescence s’étalant pour la chlorophylle et comme pour la chloro—
phylle b de 6 200 à 7 200 Angstrôms et ceci quelle que soit la longueur
d’onde de la lumière incidente (avec un maximum de uorescence à
6 645 angstrôms pour la chlorophylle et et à 6 485 angstrëms pour la
chlorophylle b).
6) Fluorescence de la chlorophylle « in vivo » ou dans le granum isolé. —
Dans les feuilles, ou dans une préparation de grana, la uorescence
existe toujours, mais très affaiblie. Et elle est d’autant plus atténuée que
la
photosynthèse est intense. L’énergie quantique n’est plus émise sous
forme de uorescence, mais sert à induire la réaction photochimique.
Cette particularité souligne encore que les propriétés exceptionnelles
de la chlorophylle in vivo ou dans le granum sont intimement liées à la
disposition des molécules de chlorophylle.
Pour une solution de chlorophylle in vitro le rendement de la uores—
cence est de 10 %. Dans le chloroplaste, in vivo, le rendement de la
uorescence est de 1 %.
On peut obtenir un accroissement de la uorescence de la chlorophylle in vivo,
en bloquant l’utilisation chimique de l’énergie nécessaire à l’accompliss'ement de
la réaction photochimique primaire, par exemple, en laissant s’accumuler le trans—
porteur initial sous la forme A H. On y parvient en absence totale de co.. La
lumière devient saturante. Les réactions thermochimiques n’évoluent plus. De
même, par emploi des cyanures qui inhibent la xation du C02. Dans tous les cas
de narcotisation de l’appareil photosynthétique (dépression de midi par exemple),
la réaction photochimique primaire ne s’effectue plus et la uorescence passe par
un maximum.
y) Précisions sur l’eœcitaiion de la molécule de chlorophylle et la resti—
tution de l’énergie chimique. Passage obligatoire par un état métastabl‘e. ——
Le diagramme de la gure 234 dû à GAFFRON indique les niveaux
d’énergie que peuvent atteindre les molécules de chlorophylle excitées
par l’énergie photique radiante :
On distingue actuellement au moins trois niveaux d’excitation :
1° Si la molécule en état stable S reçoit un photon de lumière bleue (l = 430 nm),
un
électron est porté sur une orbite éloignée du noyau et l’énergie potentielle
emmagasiné‘e est de 65 kilocalôries (pour une molécule—gramme). Mais cet état
d’excitation maximum E ne peut être que très bref.
2° Si la molécule de chlorophylle à l’état stable S est excitée par un photon de
.
{lumière rouge (1 = 670 mn), son niveau énergétique est moins élevé. Il s’agit
d’un état d’excitation intermédiaire E' (41. kcal).
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