LES SOURCES HYDROTHERMALES D
Variations de la composition des fluides chauds
La chimie de ces fumeurs peut varier, nous l’avons vu plus haut, en fonction
des conditions de température et de pression, mais aussi en fonction de la com—
position
des roches à travers lesquelles percolent l’eau de mer et le fluide. Ainsi,
sur quelques points des dorsales lentes comme la dorsale sud—ouest indienne ou
la dorsale médio—atlantique, la croûte océanique 'est discontinue et les roches
(péridotites) du manteau terrestre affleurent. Les réactions de l’eau de mer avec
les minéraux contenus dans cette roche vont produire par une réaction (dite de
-
'
serpentinisation) des grandes quantités d’hydrogène et de méthane dans les fluides.
Émissions diffuses et tièdes
Le trajet des fluides dans la croûte peut aussi être beaucoup plus complexe,
subissant des dilutions et des échanges de chaleur dans un réseau de failles et
_
de réservoirs situés sous le plancher océanique. Il émerge alors sous forme de
fluide tiède, comme on l’a vu lors de la découverte des sources des Galapagos,
et sa chimie peut différer profondément d'une simple dilution du fluide pur par
l’eau de mer. Ces fluides diffus peuvent être opalescents ou transparents, et for—
mer lorsqu’ils se mélangent avec l’eau de mer froide, cette impression curieuse de
miroitements dans les phares du submersible, un peu comparables aux << mirages >>
sur les‘routes en été.
_
—
I Les <_< cheminées >> et les dépôts
__
hydrothermaux
—‘
-
Quand le fluide surchauffe se mélange à l’eau de mer froide, de nombreuses
précipitations de minéraux se produisent, provenant de l’eau de mer ou du fluide.
.
Des cheminées s’édifient et peuvent atteindre rapidement des tailles gigantesques.
—
Lorsque l’émission dure très longtemps en un même point, des monts hÿdrother,
…
maux s’édifieht et forment l’équivalent des dépôts miniers terrestres.
.
‘
—
‘
Lors de son mélange avec l’eau de mer, le fluide surchauffé précipite le sulfate
_
'
de calcium de l’eau de mer insoluble a plus de l50 °C, et forme une sorte de man—
.
chon poreux d’anhydrite (minéral composé de sulfate de calcium). La croissance de
.
,
_.
'
ce manchon friable est très rapide, elle peut dépasser 30 centimètres par jour. Ce
«
.
_
tube isole progressivement le fluide de l’eau de mer et permet le dépôt à sa face
.
_
interne, d’une couche de chalcopyrite, un sulfate de cuivre et de fer d’un
'
_
‘
.
brillant. Le fluide circule non seulement verticalement par ce tube imperméable,
,
—
mais aussi à travers les pores de la structure, en remplissant les interstices de sul—
-
"
fures polymétalliques. Au furà mesure de la croissance de la cheminée, la couche _'
:
'
externe d’anhydrite se refroidit en dessous_de i50 °C et est restituée à, l’eau de T
_
mer. Les cheminées peuvent avoir des tailles considérables, jusqu’à 45 mètres.sur —_
.
—
..
_
-
8 9
Variations de la composition des fluides chauds
La chimie de ces fumeurs peut varier, nous l’avons vu plus haut, en fonction
des conditions de température et de pression, mais aussi en fonction de la com—
position
des roches à travers lesquelles percolent l’eau de mer et le fluide. Ainsi,
sur quelques points des dorsales lentes comme la dorsale sud—ouest indienne ou
la dorsale médio—atlantique, la croûte océanique 'est discontinue et les roches
(péridotites) du manteau terrestre affleurent. Les réactions de l’eau de mer avec
les minéraux contenus dans cette roche vont produire par une réaction (dite de
-
'
serpentinisation) des grandes quantités d’hydrogène et de méthane dans les fluides.
Émissions diffuses et tièdes
Le trajet des fluides dans la croûte peut aussi être beaucoup plus complexe,
subissant des dilutions et des échanges de chaleur dans un réseau de failles et
_
de réservoirs situés sous le plancher océanique. Il émerge alors sous forme de
fluide tiède, comme on l’a vu lors de la découverte des sources des Galapagos,
et sa chimie peut différer profondément d'une simple dilution du fluide pur par
l’eau de mer. Ces fluides diffus peuvent être opalescents ou transparents, et for—
mer lorsqu’ils se mélangent avec l’eau de mer froide, cette impression curieuse de
miroitements dans les phares du submersible, un peu comparables aux << mirages >>
sur les‘routes en été.
_
—
I Les <_< cheminées >> et les dépôts
__
hydrothermaux
—‘
-
Quand le fluide surchauffe se mélange à l’eau de mer froide, de nombreuses
précipitations de minéraux se produisent, provenant de l’eau de mer ou du fluide.
.
Des cheminées s’édifient et peuvent atteindre rapidement des tailles gigantesques.
—
Lorsque l’émission dure très longtemps en un même point, des monts hÿdrother,
…
maux s’édifieht et forment l’équivalent des dépôts miniers terrestres.
.
‘
—
‘
Lors de son mélange avec l’eau de mer, le fluide surchauffé précipite le sulfate
_
'
de calcium de l’eau de mer insoluble a plus de l50 °C, et forme une sorte de man—
.
chon poreux d’anhydrite (minéral composé de sulfate de calcium). La croissance de
.
,
_.
'
ce manchon friable est très rapide, elle peut dépasser 30 centimètres par jour. Ce
«
.
_
tube isole progressivement le fluide de l’eau de mer et permet le dépôt à sa face
.
_
interne, d’une couche de chalcopyrite, un sulfate de cuivre et de fer d’un
'
_
‘
.
brillant. Le fluide circule non seulement verticalement par ce tube imperméable,
,
—
mais aussi à travers les pores de la structure, en remplissant les interstices de sul—
-
"
fures polymétalliques. Au furà mesure de la croissance de la cheminée, la couche _'
:
'
externe d’anhydrite se refroidit en dessous_de i50 °C et est restituée à, l’eau de T
_
mer. Les cheminées peuvent avoir des tailles considérables, jusqu’à 45 mètres.sur —_
.
—
..
_
-
8 9
