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Depuis une dizaine d'années en France (un peu plus aux États—Unis), des chercheurs travaillent
«.
à
à ramener à la surface des animaux dans de bonnes conditions afin de les étudier vivants sur Le
navire support et même au Laboratoire à terre. C'est en particulier les travaux des équipes de J. J. Childress
de l'université de Californie à Santa Barbara et de B. Shillito de l'université Pierre et Marie Curie à Paris.
Jusqu'à très récemment, les animaux étaient remontés dans des conteneurs fermés dont la température
était maintenue voisine de celle de la récolte, mais non la pression. En surface sur le navire, certaines
espèces qui avaient survécu à la décompression étaient recomprimées dans des enceintes où l’on pouvait
les maintenir et les observer pendant plusieursjours en contrôlant les paramètres de l'eau de mer qui
irrigue le système. C'est ainsi que J. J. Chi Ldress a travaillé sur le ver géant Ri7‘a pachypüla (voi r le chapitre
intitulé << Des bêtes extraordinaires ») en faisant varier Les paramètres du milieu et en mesurant Les effets
de ces variations sur sa physiologie sanguine. Cette technique ne peut s'appliquer qu'à certaines espèces
robustes qui surviventà la décompression et malgré tout, les résultats des mesures de physiologie sont
évidemment entachés des erreurs dues aux stress engendrés par Le cycle décompression/compression.
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D’autre part, plus l'espèce vit profondément, plus ses capacités de survie à la décompression étaient
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faibles avec un seuil important situé entre 2000 et 3000 mètres. Par contre, certaines espèces vivant
à moins de mille mètres de profondeur peuvent être élevées en aquarium sans même avoir besoin de
compression. Depuis quelques années, 8. Shillito et son équipe développent des moyens de prélèvements
et de remontée d'organismes à la pression du fond. Les animaux sont aspirés par le submersible dans
un conteneurcylindrique appelé << périscopette >> qui est ensuite déconnecté du systèmed’aspir3üon,
.
puis placé dans une enceinte pressurisée, Le << périscope », transportée par une navette et fermée Sur
le fond. Ilfaut bien sûr compenser Lors de la remontée les variations de pression liées aux variations de
.
température de l'eau de mer. Cette équipe parisienne travaille aujourd’hui au développement d'un système "
“
de connexion de << périscope >>, avec L’enceinte pressurisée de surface, afin que le cycle entier soit réalisé '
dans des Conditions in situ sans aucune décompression, même rapide. —
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….
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Récupération
Enceinte
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du véhicule ‘ascenseur.
de recompression
=
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et d'étude
__
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Captured’un poisson
La « périscopette » est placée dans
'
des organismes
par aspiration dans
Le << périscope », chargé de remonter
sous pression Ipocamp
la << périscopette ».
l'animal sans variation de pression.
à bord des navires.
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à ramener à la surface des animaux dans de bonnes conditions afin de les étudier vivants sur Le
navire support et même au Laboratoire à terre. C'est en particulier les travaux des équipes de J. J. Childress
de l'université de Californie à Santa Barbara et de B. Shillito de l'université Pierre et Marie Curie à Paris.
Jusqu'à très récemment, les animaux étaient remontés dans des conteneurs fermés dont la température
était maintenue voisine de celle de la récolte, mais non la pression. En surface sur le navire, certaines
espèces qui avaient survécu à la décompression étaient recomprimées dans des enceintes où l’on pouvait
les maintenir et les observer pendant plusieursjours en contrôlant les paramètres de l'eau de mer qui
irrigue le système. C'est ainsi que J. J. Chi Ldress a travaillé sur le ver géant Ri7‘a pachypüla (voi r le chapitre
intitulé << Des bêtes extraordinaires ») en faisant varier Les paramètres du milieu et en mesurant Les effets
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faibles avec un seuil important situé entre 2000 et 3000 mètres. Par contre, certaines espèces vivant
à moins de mille mètres de profondeur peuvent être élevées en aquarium sans même avoir besoin de
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et de remontée d'organismes à la pression du fond. Les animaux sont aspirés par le submersible dans
un conteneurcylindrique appelé << périscopette >> qui est ensuite déconnecté du systèmed’aspir3üon,
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