PRÈLEVER, OBSERVER, MESURER Û
Malheureusement, lors de l’arrivée sur le fond, la vague d’étrave de cetengin
lourd peut chasser la pellicule superficielle du sédiment où vit une petite faune assez
ϓe
mu_1ütube‘
.
‘
a
auc
€, am13e
abondante et fragile. Pour récupérer cette faune délicate, on emploie le carottier
àig'eau; à droite,
multitube, qui est formé d’une batterie de tubes cylindriques de 25 centimètres
on voit distinctement
carrés de
descendus lentement par un système hydraulique après que le
la S_u{faœ d‘}tîéd1mentr
cadre a été posé doucement sur le fond. Cette technique permet d’échantillonner
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sans perturber la méiofaune (entre 250 et 40 micromètres) ainsi que les peuple—
par le prélèvement.
ments microbiens contenus dans la couche supérieure.
'
_
_
Bien plus difficiles à compter, les grands organismes!
Du fait de sa dispersion, l‘estimation des densités de la mégafaune (identifiable
à l’oeil nu) est plus délicate. et nécessite de coupler le prélèvement et l’observation
_
‘
en associant aux chaluts ou aux dragues, des appareils photos ou des caméras. Une
roue permet aussi de calculer la distance parcourue sur lefond. L'association de
l‘observation et du prélèvement a montré que les chaluts avaient un comportement
“
désordonné sur le fond et que beaucoup d‘animaux mobiles fuyaient devantlui.
,
Lors de la remontée à bord des engins, les prélèvements sont constitués d’or—
’
gahismes mélangés à la vase des grands fonds. ils doivent être passés sur une
_
_
colonne‘de tamis avec beaucoup de précautions afin de les séparer de la boue,
_
sans les endommager. Une grande partie des animaux est trop fragile et trOp
'
petite pour
être étudiée sur place. Il faut donc soit les fixer par le froid dans un
,
ultracongélateur ou dans de l’azote liquide, soit lorsque l’on veut étudier la mor—
_
__
phologie, les immerger dans un fixateur comme le formol. Tousces prélèvements
seront triés à terre sous le microscope binoculaire et les spécimens distribués pour
étude à dlfférents$pécialistes français ou_étrangers.
,
.
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3 9
Malheureusement, lors de l’arrivée sur le fond, la vague d’étrave de cetengin
lourd peut chasser la pellicule superficielle du sédiment où vit une petite faune assez
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abondante et fragile. Pour récupérer cette faune délicate, on emploie le carottier
àig'eau; à droite,
multitube, qui est formé d’une batterie de tubes cylindriques de 25 centimètres
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carrés de
descendus lentement par un système hydraulique après que le
la S_u{faœ d‘}tîéd1mentr
cadre a été posé doucement sur le fond. Cette technique permet d’échantillonner
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sans perturber la méiofaune (entre 250 et 40 micromètres) ainsi que les peuple—
par le prélèvement.
ments microbiens contenus dans la couche supérieure.
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Bien plus difficiles à compter, les grands organismes!
Du fait de sa dispersion, l‘estimation des densités de la mégafaune (identifiable
à l’oeil nu) est plus délicate. et nécessite de coupler le prélèvement et l’observation
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roue permet aussi de calculer la distance parcourue sur lefond. L'association de
l‘observation et du prélèvement a montré que les chaluts avaient un comportement
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désordonné sur le fond et que beaucoup d‘animaux mobiles fuyaient devantlui.
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Lors de la remontée à bord des engins, les prélèvements sont constitués d’or—
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colonne‘de tamis avec beaucoup de précautions afin de les séparer de la boue,
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sans les endommager. Une grande partie des animaux est trop fragile et trOp
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être étudiée sur place. Il faut donc soit les fixer par le froid dans un
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seront triés à terre sous le microscope binoculaire et les spécimens distribués pour
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